Macron: le casse-tête d’Anne Hidalgo face à NKM

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Les Parisiens ne manqueront pas de suivre le nouveau casse-tête d’Anne Hidalgo, appelé Emmanuel Macron. Les résultats à Paris donnent en effet une parfaite illustration des problèmes auxquels la Maire va se heurter dans les prochains mois et même les prochaines années:

Source: ministère de l’Intérieur

Si l’on compte bien, donc… la base électorale d’Anne Hidalgo a remporté 10,2% des voix à Paris.

Anne Hidalgo et Emmanuel Macron

On rappellera ici quelques propos bien avisés d’Anne Hidalgo sur Emmanuel Macron.

Début mars 2017, elle déclarait par exemple:

« C’est un homme du centre, d’une droite libérale, regardez son programme d’ailleurs très proche de celui de François Fillon sur beaucoup d’aspects » économiques et sociaux. (…)

Fin avril 2017, elle n’hésitait d’ailleurs pas à répéter:

Interrogée sur ce qui différencie Benoît Hamon de son rival Emmanuel Macron – ancien ministre de l’Economie du gouvernement du socialiste François Hollande – elle a répondu dans un sourire : “Macron n’est pas de gauche”.

En juillet 2016, lorsqu’Emmanuel Macron est sorti du bois, Anne Hidalgo avait par ailleurs eu ces propos:

Je suis un peu surprise qu’on continue à produire, dans notre système médiatico-politique – parce qu’il est totalement dans notre système médiatico-politique -, des espèces de personnages qui, parce qu’ils auraient une certaine énergie, une volonté de tuer le père, la mère et les frères et soeurs, que finalement on crédite cela. […] Je suis un peu surprise qu’on continue à mettre en avant ce type de profils. Moi j’ai pas entendu le début du commencement d’une idée. Il est quand même le pur produit d’un système, un système très français, un système de reproduction d’élites. Il est totalement, pour ceux qui s’intéressent à Bourdieu, la caricature de ce que Bourdieu décrit comme étant une des faiblesses, un des maux de notre société, de notre pays, à savoir cette reproduction des élites qui un jour arrivent et qui nous expliquent qu’ils sont hors système.

[…] Le pays a besoin d’un nouveau souffle, de renouer avec la démocratie avant même des femmes et des hommes, des gens qui se prennent pour des femmes et des hommes providentiels. Je crois qu’on est dans une crise démocratique profonde, les idées sont plus importantes que celles et ceux qui vont les incarner. Et dans celles et ceux qui incarnent des idées, il vaut mieux partir sur des femmes et des hommes qui ont une densité, qui ont compris aussi le jeu collectif, qu’on est rien tout seul, qu’il vaut mieux travailler avec des femmes et des hommes compétents autour de soi et partir du fond plutôt que de partir des egos et des caricatures que l’on peut voir et qui sont les productions d’un système médiatico-politique qui n’a pas bien fonctionné ces dernières années.

Fin avril 2016, elle avait déclaré:

Là, vous avez d’un côté une ambition personnelle d’un homme qui pense qu’il ira très loin – je lui souhaite bon courage. De l’autre côté, des maires qui sont ancrés sur un territoire, qui ne sont pas dans le narcissisme. (…) On est ramené à un monde réel qui vous éloigne du narcissisme de ceux qui ne se positionnent que dans des itinéraires personnels de carrières personnelles, parce que, tout petits, on leur aurait dit qu’ils le valaient bien. Moi, je ne suis pas là dedans, j’aime les aventures collectives

Rappelons au passage que la maire de Paris avait soulevé une question prioritaire de constitutionnalité contre le travail du dimanche prévu par la loi Macron.

L’ambiance au Conseil de Paris risque d’être idyllique dans les prochains mois.

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