Médecins du quotidien contre « Fake-médecines »: un généraliste peut-il émettre ses réserves ?

Nouveau volet dans la guerre qui oppose les signataire de la tribune contre les praticiens de médecines alternatives. Ces derniers ont porté plainte contre les signataires qui se retrouvent aujourd’hui convoqués par l’Ordre des médecins.

Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Cela faisait quelques temps que l’on ne parlait plus de la guerre qui oppose les « médecins du quotidien » à ceux qu’ils accusent de pratiquer des « fake-médecines », à savoir les médecines alternatives et complémentaires.

Plusieurs centaines de médecins avaient signé, en mars dernier, une tribune qui dénonçait les médecines alternatives. S’en était suivie une riposte des praticiens mis en cause. ces derniers s’étaient regroupés pour porter plainte auprès de l’Ordre. Et il semblerait que ces plaintes aboutissent.

Un médecin veut défendre son droit de réserve et son honneur

Certaines plaintes ont d’ailleurs abouti à des convocations devant l’Ordre des médecins. En avril dernier, 4 médecins étaient ainsi convoqués pour des propos « offensants, diffamatoires et même insultants, contraires aux principes déontologiques de confraternité, de considération de la profession ».

Mais cette opposition semble prendre un nouveau tournant. Comme le rapport LeQuotidienDuMédecin, le Dr. M. qui exerce dans les Hauts-de-Seine et signataire de la tribune, est lui aussi convoqué. Les motifs : « non-confraternité et non-respect du code de déontologie« . 

Pour Me Jérémy Afane-Jacquart, avocat du médecin, son client « veut défendre son honneur en faisant valoir que les propos qu’il a tenus sont absolument conformes à la déontologie médicale, souligne l’avocat. Un médecin peut-il faire valoir publiquement son opinion médicale sur des procédés médicaux ? C’est la question. »

Un médecin est tenu déontologiquement d’émettre publiquement ses réserves à partir du moment où on l’incite à appliquer des procédés dangereux pour le patient. Il est tenu à un devoir de vérité vis-à-vis du patient et à s’opposer aux traitements qui ne sont pas éprouvés par la médecine.

Me Jérémy Afane-Jacquart

La chambre disciplinaire devrait rendre sa décision dans un an. Au pire, le Dr.M. risque un blâme. Mais il compte bien aller au bout des procédures et son avocat souhaite réclamer le remboursement de celles-ci.

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