Menace des drones sur le champ de bataille… Quand les aigles contre-attaquent !

Les combats contre l’État islamique en Syrie et en Irak ont mis en relief une nouvelle réalité : le recours aux drones ! Il donne à un ennemi sans aviation une capacité aérienne rudimentaire, mais nuisible.

N’importe quelle grande surface propose des drones allant de 100 à 1000€, de quelques grammes à 4 kilos, d’une portée de plusieurs centaines de mètres et pourvus de caméras 4K. Pour les armées, il fallait réagir et prendre en compte cette nouvelle technologie.

La menace des drones est désormais intégrée à la préparation opérationnelle des unités de l’armée de Terre.

À partir de l’automne 2016 l’EI a généralisé le recours aux drones pour des actions de reconnaissances avant assauts. Mais aussi pour guider la progression des véhicules piégés.

Alarmant constat des forces armées combattant Daesh :

personne n’était préparé à contrer les drones…

La coalition devait rapidement trouver la parade contre cette menace aérienne évoluant à moins de 500 mètres au-dessus de leurs têtes.

D’autant que certains drones sont capables de vol relatif, évitant les obstacles et les personnes pour atteindre leur cible.

Aigles VS drones…

La France à l’instar d’autres pays (comme la police genevoise) a introduit l’aigle royal pour lutter contre les drones. Une réminiscence des batailles médiévales ?

Depuis plusieurs mois l’armée de terre entraîne quatre aigles royaux à chasser ces engins… Un drone vrombissant apparait dans les airs quand le « glatissement » d’un aigle royal nous avertit qu’il fond sur sa proie.

En quelques secondes, le drone est saisi dans les serres de l’oiseau (protégé par des chaussons en cuir épais) plaqué au sol, et le rapace couvre sa « proie » de ses ailes, neutralisée !

Les mousquetaires volants !

Affectueusement baptisés D’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis, quatre aigles de huit mois et deux mètres d’envergure, capables de repérer une proie à 2 km, sont entraînés à Mont-de-Marsan dans le sud-ouest de la France.

L’officier chargé d’évaluer cette plumitive nouveauté donne son sentiment :

« Les aigles progressent bien, les résultats sont encourageants ».

Gérald Machoukow, fauconnier civil employé sur la base, complémente :


« ce sont des oiseaux très courageux. Un aigle royal, c’est 250 kg de pression par cm2. Ils sont lancés à 80 km/h en vol linéaire et jusqu’à 180 km/h en piqué ».

Le Commandement de la défense aérienne rappelle toutefois :

« la capacité est au stade d’évaluation… La première impression est bonne ! D’un très bon ratio coût/efficacité, pour sécuriser des installations, comme un aéroport, ou des événements, type match de football, un sommet, la visite d’une haute autorité… Mais ce n’est qu’une possibilité… »

En effet les drones progressent en vitesse et en maniabilité. Peut-être que les aigles ne sont qu’une mesure temporaire, comme le démontre un article du Monde, en attendant les appareils électroniques et les systèmes de brouillage anti-drones qui font leur apparition. Les constructeurs d’armement s’étaient rapidement mis au travail. Tels les Américains, les Français ou le russe Kalachnikov… pour sortir des fusils anti-drones, bourrés d’électronique, et capables de reprendre le contrôle sur un drone afin de le faire atterrir et le neutraliser. 

L’aigle est une idée romanesque soit. Mais que faire contre un drone de vingt kilos, armés et maniés par des mains mal intentionnées ?

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