Nicolas Revel: « Le gouvernement a choisi de ne pas supprimer les complémentaires santé »

©wsilver on Flickr.com, "Native american in ink"

Faut-il supprimer les complémentaires santé pour garantir l’accès aux soins? Cette question n’est pas une provocation. Elle a été posée à peu près sous cette forme par un sénateur UMP, Jean-Marie Morisset, lors de l’audition de Nicolas Revel, directeur général de la CNAM, au Sénat, le 31 octobre. On retrouvera ici la réponse de Nicolas Revel.

On retiendra la logique technique de Nicolas Revel sur cette question brûlante. Premier point, le directeur général de la CNAM considère que la légitimité des complémentaires santé tient à leur intervention dans le domaine de l’optique et du dentaire. Supprimer ces interventions (comme le proposait le sénateur Morisset), c’est supprimer les complémentaires santé elles-mêmes. Deuxième point: cette opération supposerait un débat politique. Troisième point: elle supposerait la détermination de tarifs opposables pour l’ensemble des actes remboursés par les complémentaires santé.

Une lecture froide de l’argumentation permet de comprendre que, dans l’esprit de la technostructure, la seule difficulté technique à la suppression de la complémentaire santé tient à la fixation de tarifs opposables. Pour le reste, tout relève du politique.

Encore un effort, et nous y serons d’autant plus vite que les sénateurs UMP eux-mêmes appellent de leurs voeux la mise en place de cette opération.

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