Paris, 12e capitale européenne pour la satisfaction culturelle

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Paris, LA capitale romantique ? De moins en moins pour ses habitants, en tout cas au niveau culturel. Selon une publication liée à une série d’études d’Eurostat, elle ne se trouve qu’à la 12e place en Europe lorsqu’on parle de satisfaction culturelle…

Une image de plus en plus faussée

 « La Ville Lumière », « la capitale romantique », « la cité de l’amour », « la capitale mondiale de la mode »… autant d’appellations que les étrangers utilisent maintenant davantage par rapport aux Parisiens, bien moins enthousiastes lorsqu’on parle d’équipements culturels dans leur ville. La preuve avec ce graphique d’Eurostat :

Satisfaction culturelle à Paris

En 2015, Paris occupe la 12e place des capitales européennes où les habitants étaient très ou plutôt satisfaits de leur ville en termes d’équipements culturels. Une paradoxale perception représentée par un taux de satisfaction de 85%, loin derrière Vienne (97%), Helsinki (94%), Prague et Stockholm (90% chacune). Selon toujours les chiffres d’Eurostat, les Parisiens étaient plus satisfaits des infrastructures culturelles de leur ville en 2012 (86%) par rapport à 2015. Les habitants de Valette (34%), Nicosie (58%) et Lisbonne (59%), eux, sont les moins heureux à ce sujet.

A qui la faute ? Le périph’ pointé du doigt

Si les Parisiens ont une perception moins élogieuse de la vie culturelle dans leur ville, les observateurs accusent en premier la politique d’« enceinte ». Tout s’organise et converge dans Paris intra-muros, au détriment des attractivités culturelles des banlieues. Du coup, les 100km² de Paris manquent cruellement d’espaces culturels comparés aux autres grandes villes du monde, comme les 1 200km² de New York.

Les inégalités foisonnent encore entre la capitale et ses quartiers au-delà du périphérique avec pourtant de nombreuses opportunités culturelles, à l’image du Canal qui traverse plusieurs communes.

Mais pourquoi ne pas nous inspirer des New Yorkais, beaucoup plus futés ? Ils ont su attirer du monde, aussi bien les résidents que les étrangers à investir, visiter et tout simplement aimer les endroits méconnus dans leur ville et ses alentours. Leurs quartiers inspirent, invitent à l’aventure et peuvent même s’avérer plus enrichissants culturellement que les places de la grande cité, victimes de pollution, de surpeuplement et des éternels bouchons.

Si l’on veut que Paris remonte à la surface, il serait vraiment peut-être temps de faire bouger les choses ! Faire en sorte qu’elle ne se réduise plus aux quartiers à l’intérieur du périph’, par exemple.

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