Paris, violence entre bandes… Assassinat au couteau de poche !

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, à l’angle des rues Saint-Maur et Tesson (Xe), Loïc, 23 ans est mort… Victime de la guerre des bandes à Paris.

Bien après Victor Hugo et la « Cour des Miracles », les bandes ont toujours existé à Paris. Au début du siècle dernier, on les appelait les Apaches, les Marlous, les Gars de Charonne, les Mohicans, les Loups de la butte, les cœurs d’acier… Anars, arnaqueurs, proxos…

Dans les années soixante, les Blousons noirs, puis vinrent les Skinheads, les Candy shop, les GDN et les anti-fachos…

Qui sont les bandes d’aujourd’hui ?

Paris en compterait une quinzaine intra-muros. Des bandes plus communautaires et des ados plus jeunes que leurs aînés. De 13 à 17 ans issus des quartiers Est et Sud de la capitale. Sans réelles motivations, ces bandes s’affrontent sans savoir pourquoi. Héritières de vieilles tentions historiques qu’on se repasse de génération en génération sans en connaître l’origine. Une rivalité amoureuse. Un petit larcin. Une bousculade. Un regard trop appuyé… Une chose est sûre, une broutille suffit à déclencher la violence !

Poignardé à l’Opinel !

Loïc est décédé des suites de ses blessures, sans que les pompiers ne parviennent à le ranimer. Assailli par plusieurs individus d’une rare violence, il a encaissé de multiples coups de pieds et de poings, avant que l’un de ses agresseurs ne le frappe avec ce qui semble être une arme de poing. Le sang ne refrène pas leur violence et les coups continuent jusqu’à ce que la bande s’éparpille. Plusieurs en courant, les autres à l’intérieur d’une voiture… On retrouvera un peu plus tard l’Opinel ensanglanté non loin des lieux.

La police s’alarme !

Le deuxième district de police judiciaire est chargé de l’enquête, il ne fait aucun doute pour les policiers que le drame intervient dans un contexte de guerre des bandes propre au Nord-est parisien. Eddy Sid, porte-parole du syndicat Unité-SGP-FO pour l’Ile-de-France, anticipe :

« Le dernier drame avait eu lieu en février. Ce phénomène d’affrontements entre bandes est malheureusement en recrudescence à l’approche de l’été qui risque d’être chargé en représailles ».

Si vous tombez sur un règlement de compte à Paris, mettez-vous à l’abri et alertez la police. N’intervenez pas au risque d’avoir les deux bandes sur le dos. 

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