Premier loupé de Macron sur les PME et la CPME… et premières revendications

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Malencontreusement, l’équipe Macron a oublié d’inviter la CPME à la cérémonie d’investiture, alors que l’UPA et le MEDEF étaient présents. Cette bévue vis-à-vis du deuxième syndicat patronal français sera diversement interprétée. Pour en avoir le coeur net, la CPME en a profité pour faire passer une revendication forte:

Réaction de la CPME à la nomination du Premier Ministre

La CPME présente ses félicitations à Edouard Philippe qui vient d’être nommé Premier Ministre.

La Confédération des PME souhaite qu’il engage rapidement la France sur la voie d’une politique de bon sens en diminuant le poids de la sphère publique et en redonnant confiance aux acteurs économiques.

Les réformes sont possibles à condition de les inscrire dans un cadre général et de leur donner du sens. Si les normes sociales sont impératives il n’est pas acceptable, comme c’est le cas aujourd’hui, qu’elles découragent l’initiative. Les règles doivent donc être réorientées vers ceux qui prennent le risque d’entreprendre dans l’intérêt de tous.

Il appartiendra en priorité au Premier Ministre de mettre en œuvre les ordonnances voulues par le Président de la République, et ce afin d’agir vite. Réadapter le code du travail à l’emploi dans les PME est notamment une priorité pour libérer le formidable gisement de création d’emplois possibles.

Mais il est impératif d’entendre les demandes des chefs d’entreprise qui réclament de la stabilité. Qu’on cesse de changer sans arrêt les règles qui leurs sont applicables. C’est pourquoi, au-delà des ordonnances qui s’inscrivent dans un temps court, la CPME souhaite voir adopter une Loi cadre TPE/PME leur garantissant une visibilité sur la politique envisagée à leur égard durant le quinquennat qui s’ouvre. C’est sans doute là l’unique moyen de mettre fin à la “politique du zig zag” qui a trop souvent caractérisé l’action gouvernementale ces dernières années.

La CPME, pleinement consciente de la responsabilité qui est la sienne, entend être un partenaire loyal et constructif du nouveau gouvernement. En tant qu’organisation patronale représentative, elle portera la voix de ces artisans, commerçants, industriels, prestataires de services et professionnels libéraux auxquels 81% des Français déclarent faire confiance.

Si la France a besoin de grandes entreprises, de champions internationaux, elle ne peut se passer de petites entreprises. Qui ne sont pas, et il est utile de le rappeler, des grandes entreprises en modèle réduit. Le Premier Ministre ne peut, ni ne doit, l’oublier alors même qu’il est en train de constituer son équipe gouvernementale.

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