Le président de la BCE est-il perverti par d’obscurs réseaux d’influence?

La médiatrice de l'Union Européenne (si, si, ça existe!) Emily O'Reilly vient d'écrire à Mario Draghi pour lui demander en quoi consistait le G30 auquel il appartient. Elle a même rendu sa lettre publique. 

Depuis plusieurs années, les associations de lutte contre la corruption ont ce dossier dans le collimateur. Mario Draghi, président de la BCE, en charge du contrôle des banques, appartient à un groupe plus ou moins secret appelé le G30. Faut-il y voir un conflit d'intérêts?

La médiatrice de l'Union vient de lui poser la question.

Les vieilles affaires du président de la BCE

En réalité, cette affaire n'est pas nouvelle. Dès le début de l'année 2017, la même médiatrice avait annoncé ouvrir une enquête sur le sujet à la suite d'une plainte de l'organisation non-gouvernementale Corporate Europe Observatory, qui estimait que la proximité entre des responsables de la banque centrale et le G30 est incompatible avec le statut d'autorité de tutelle du secteur bancaire de la BCE.

Parmi les membres du G30 figurent plusieurs responsables ou ex-responsables de banques centrales, comme le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, et celui de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, ou encore le prix Nobel d'économie Paul Krugman. Mais des dirigeants de banques privées, tels qu'Axel Weber pour UBS ou Jacob Frenkel pour JPMorgan, participent aussi aux débats de ce "think tank", or les deux groupes ont des filiales placées directement sous l'autorité de la BCE.

Cette fois-ci, la médiatrice a décidé d'écrire une lettre officielle à l'intéressé pour lui demander raison de cette appartenance. 

Plusieurs dirigeants de grandes banques internationales sont membres du G30, tels que Jacob Frenkel pour JP Morgan ou Axel Weber pour UBS. O, les deux groupes ont des filiales placées directement sous l'autorité de la BCE.

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