Quelle reconversion professionnelle pour Véronique Descacq (n° 2 de la CFDT) ?

S’il est vrai qu’elle ne compte pas parmi la masse des représentants salariaux appelés à perdre leur(s) mandat(s) du fait de l’application des ordonnances Travail, Véronique Descacq, l’actuelle numéro 2 de la CFDT, n’en réfléchirait pas moins activement, actuellement, à sa reconversion professionnelle.

La question de son futur point de chute commence à susciter bien des interrogations. 

Une annonce incomplète

D’après nos informations, c’est lors de la commission exécutive de la CFDT qui s’est tenue en janvier que Véronique Descacq aurait annoncé son départ prochain des instances dirigeantes de la confédération. L’actuelle numéro 2 de l’organisation, qui officie en qualité de chef de file lors des négociations nationale interprofessionnelles les plus importantes, aurait donc décidé de rendre son tablier cédétiste. Si elle devait se confirmer, cette information serait sans doute à mettre en lien avec le fait que Laurent Berger n’entend pas quitter la tête de la CFDT. Quoi qu’il en soit, Mme Descacq n’aurait pas précisé à ses camarades quel allait être son futur point de chute. Tout bon triomphe ne se doit-il pas d’être modeste ? 

Un départ pas étonnant

Certes, les dirigeants de la CFDT n’ont pas nécessairement été étonnés par l’annonce de Véronique Descacq. Si l’on en croit nos sources, à la fin du mandat présidentiel de François Hollande, la numéro 2 de la CFDT espérait une nomination administrative intéressante. Elle n’a finalement pas eu lieu. A l’évidence, Véronique Descacq n’a pourtant pas jeté l’éponge et ses efforts se seraient donc avérés payants. Des mauvais esprits en concluent que l’arrivée dans la haute administration après un passage par l’ENA par le biais d’un concours que peuvent tenter les titulaires de mandats syndicaux, n’est pas le schéma qui s’applique traditionnellement aux dirigeants de la CFDT. On évoque l’existence de solutions plus souples applicables dans leur cas. Véronique Descacq en aurait-elle bénéficié ? 

Des interrogations

Une chose est certaine : la discrétion de Mme Descacq quant à son avenir n’a pas manqué de susciter quelques curiosités autour de la table. Certains n’hésitent pas à imaginer de bien mauvaises choses et à prononcer les mots qui fâchent. « S’il n’y avait aucun conflit d’intérêt, aucun échange, aucun passe droit, un tel secret ne serait pas maintenu sur cette reconversion professionnelle » assure ainsi l’un de ces esprits critiques, tandis qu’un autre affirme qu’il « serait intéressant de s’intéresser à sa nouvelle activité et d’en déduire le marché conclu au regard des négociations en cours… » Les langues se délient décidément toujours bien vite lorsqu’il s’agit de dénigrer certaines initiatives.  

Le temps des « ragots »

Evidemment interrogée par nos soins, Véronique Descacq a choisi des mots durs afin de qualifier ces propos quant à son avenir professionnel. Elle n’y voit en effet qu’un « joli » et « beau ramassis de ragots ». Probablement pas vraiment satisfaite d’être au coeur des préoccupations de Tripalio, elle a d’ailleurs précisé : « je ne manquerai pas de vous tenir informé de mon parcours de reconversion qui semble tant vous intéresser ». Reconnaissons, à notre décharge, que nous considérons que l’analyse des trajectoires de reconversions professionnelles des hiérarques syndicaux peut se révéler instructive dans l’objectif de comprendre certains des développements de l’actualité sociale et politique… 

Les paris sont donc lancés : où Véronique Descacq va-t-elle donc atterrir ?

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