Le retard numérique des entreprises françaises est flagrant au sein de l’UE

En 2016, une entreprise sur six dans l’Union européenne a vendu sur le web, preuve de l’importance d’Internet développement des entreprises. Mais la France figure dans le bas du classement avec principalement des pays de l’Est, en dessous de la moyenne européenne de 16%.

Alors que le baromètre du e-Commerce en France affichait une progression de 13% au premier semestre 2017, les entreprises françaises boudent la vente sur le web. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus extrait d’un document Eurostat, l’Hexagone se place 16 ème parmi les 28 pays membres de l’UE, c’est-à-dire en fin de peloton avec une bonne partie des pays d’Europe Centrale et Orientale pourtant moins développés. Un problème des entreprises à se lancer dans les plateformes numériques ?

15% des entreprises françaises ont reçu des commandes sur le web

D’après l’étude Eurostat, 67% des entreprises françaises de 10 personnes ou plus possèdent un site web et seulement 15% ont reçu des commandes sur le web, ce qui la place juste en dessous de la moyenne européenne située à 16%. Il faut déjà nuancer ce chiffre du fait que toutes les entreprises ne proposent pas de vente en ligne.

Avec la révolution numérique, les entreprises se voient dans l’obligation d’intégrer le facteur web dans leur stratégie. Pourtant, en France seules 10% des nouvelles plateformes lancées par des entrepreneurs et PME indépendantes seront profitables dans les années à venir, d’après l’étude d’un cabinet de conseil irlandais aux entreprises. La Chine, l’Inde et les Etats-Unis domineront l’économie des plateformes d’ici 2020.

Le développement des plateformes numériques tarde en France

Un entrepreneur français, Gilles Babinet, nommé « digital champion » de la France auprès de la Commission européenne (responsable des enjeux de l’économie numérique et chargé de promouvoir les avantages d’une société numérique en France), explique la vocation des entreprises à devenir des plateformes. Et les entreprises « traditionnelles » (portées par le secteur des transports) qui n’utilisent pas le web pour vendre ses produits, « n’ont toujours qu’une vague compréhension des bouleversements qu’elles vont devoir amorcer pour rester compétitives » assure-t-il.

Alors oui, la vente sur le web ne cesse de prendre de l’ampleur dans l’économie française, mais la réticence des entrepreneurs à adopter ce nouveau mode de développement place l’Hexagone loin derrière ses voisins européens. Force est de constater que l’un des pays européens les plus développés est en retard sur ce point.

Face au développement incontestable de ces plateformes, certains secteurs pourraient rencontrer des difficultés financières à long terme. Les constructeurs automobiles l’ont compris : si le profit se concentre chez les acteurs de l’immatériel, comment financera-t-on les usines, les robots, indispensables à la production ?

Toutes les entreprises ont vocation à devenir des plateformes. Qu’il s’agisse de produire des réacteurs d’avions ou de vendre des services de restauration à domicile, il va devenir de plus en plus nécessaire d’optimiser les interactions avec les fournisseurs, les clients, les salariés et les autres parties prenantes, en les automatisant pour accroître leur productivité. 

Gilles Babinet, entrepreneur français et « digital champion »

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