La santé des étudiants infirmiers se dégrade au fil de leurs études

Une étude dévoilée par la Fédération nationale des étudiants en soin infirmiers (Fnési), rapporte le mal-être des étudiants infirmiers. Au fil des années, leur état physique et psychologique se dégrade. Pour des professionnels de santé qui ont la responsabilité de patients entre leurs mains, le constat est inquiétant.

L’enquête a été menée auprès de 14 000 étudiants infirmiers de 18 régions métropolitaines et outre-mer, sur les 90 000 recensés en France. Les sondés se composent 15% des étudiants, un échantillon représentatif de la population cible. A noter que plus de la moitié des sondés ont entre 20 et 22 ans. Un questionnaire en ligne leur a été proposé, incluant des questions sur la situation de l’étudiant(e), les finances de l’étudiant(e), la santé de l’étudiant(e) et le vécu de l’étudiant(e) de sa formation.

L’Etat de santé des étudiants s’aggrave au cours des études

Le premier constat alarmant concerne la dégradation de la santé physique des étudiants infirmiers. La moitié d’entre eux estime qu’elle s’est dégradée depuis leur entrée en formation. Ce chiffre atteint 60% pour les étudiants en 3ème année, juste avant leur entrée dans la profession ! Le stress et la fatigue apparaissent aussi comme un facteur majeur, sur la dégradation de l’état psychologique des étudiants. Et plus les années passent, plus ces facteurs sont marqués sur leur santé. Pire encore, parmi la population interrogée, près de 5% déclarent avoir connu au moins un suicide dans leur établissement de formation.

Les étudiants ont des comportements à risques

Dans un métier qui demande la plus grande rigueur, la santé de patients est en jeu. On peut donc se poser la question des comportements à risque des étudiants infirmiers qui peuvent en découler. Cela concerne beaucoup d’entre eux, et l’étude met l’accent sur un point très sensible. La consommation de drogues (en majorité cannabis) et d’alcool jusqu’à l’ivresse, concerne plus de 20% des étudiants sondés. Pour une population normalement largement sensibilisée aux problématiques de santé dans leur formation, les résultats surprennent, et inquiètent forcément.

Mais pour soigner des patients, ne faut-il pas que les infirmiers soient en bonne santé? Les étudiants dans ce domaine montrent pourtant des failles considérables quant à leur état physique et psychologique, qui peuvent mettre considérablement en danger la pratique de leur métier.

Un(e) ESI (étudiant en soins infirmiers) de troisième année, détenant des connaissances avérées à propos des comportements en rapport avec sa santé et son hygiène de vie a, en général, un état de santé moins bon qu’un(e) ESI de première année voire même qu’un étudiant(e) inscrit(e) dans une filière non paramédicale ou médicale !

 

 

 

 

Cet épuisement psychologique à long terme (stress, manque d’envie, manque de conance, etc.) a fini par impacter ma santé physique et complique les choses. Je suis aujourd’hui dans un cercle vicieux, je pense sérieusement à arrêter la formation, témoigne un(e) ESI.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Hey, salut toi le lecteur de Décider et Entreprendre.


Ça fait maintenant deux ans que D&E existe et continue de se développer. Et le tout, sans jamais avoir reçu de subvention. Alors depuis maintenant un mois, D&E a décidé et entrepris d'intégrer quelques publicités sur sa homepage, mais aussi au cœur de ses articles. Car D&E rémunère ses équipes.


Derrière D&E se cachent des journalistes, des développeurs informatiques, des responsables communications, mais aussi des éditorialistes de passage. Tout ce petit monde travaille d'arrache-pied pour ramener de l'information fraîche, des points de vues tranchés, mais argumentés et autres gaudrioles à l'un des seuls médias en ligne complètement indépendant, à la ligne éditoriale libre, mais aussi en plein développement.


Alors, voilà, aujourd'hui, cher lecteur, on te demande un petit geste de pas grand-chose. Non, range ton portefeuille (bien que l'on accepte aussi les dons). Non, on te demande juste de désactiver ton bloqueur de pub (Ad-Block, AdThwart, Webmail Ad blocker, etc) le temps de ta navigation sur notre site ou de mettre une exception de blocage qui concerne D&E.


Le simple fait d'afficher les pubs sur notre site nous permet de rémunérer nos « incroyables » équipes. Promis, les publicités ne sont pas invasives ni agressives. On peut même les cacher si on veut (avec la petite croix dessus).


Ça nous ferait vraiment plaisir et ça permettrait qu'on s’achète notre table de ping-pong continue à écrire librement, à titiller les puissances en place, mais aussi à proposer d'autres pistes de réflexion sur des sujets habituellement traités par les médias subventionnés.


Un petit geste pour toi, mais un grand pas pour Décider & Entreprendre.


Merci à toi, ô lecteur de D&E. Et bonne lecture.

Lire les articles précédents :
L’état de santé de la population inquiète les français

Un panorama de la DREES dresse les résultats des comptes de la santé en 2016. Il révèle que la population...

Fermer