La sécurité coûte 8 milliards d’euros au secteur privé

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Le secteur de la sécurité appartient aux rares secteurs qui ont pu surmonter la crise de 2009. Avec une progression de 30 % en 5 ans, il a généré 8,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2015 selon l’Insee. Une tendance qui n’est pas prête de s’inverser eu égard aux récents actes terroristes qui boostent la demande dans ce domaine.

45% de progression en 6 ans pour les systèmes de sécurité

Les différents attentats qui se sont récemment produits en Europe, dont ceux à Nice et à Paris, ont propulsé les demandes d’installation de portes blindées et de vidéosurveillance en 2015 :

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Sur ce graphique, le secteur de la sécurité dans son ensemble (enquêtes et sécurité) affiche une ascension fulgurante de son chiffre d’affaires depuis les années 2000, passant d’un indice 38 à 130 en juin 2016. Il n’a connu qu’une légère inflexion durant la crise de 2009 avant de redécoller et progresser de 4,3% par an entre 2010 et 2015.

La tendance est plus marquée dans le domaine de la surveillance/télésurveillance, installation et maintenance de systèmes de sécurité avec +45% entre 2010 et 2016. Pour ce qui est de 2015, l’année qui a le plus connu des actes terroristes en France, elle enregistre à elle seule 11% de progression.

+3,8% de rebond pour la sécurité privée

Au premier semestre 2016, le terrorisme et l’Euro de football ont confirmé l’envol du chiffre d’affaires de la sécurité dans le privé, sans pour autant le créer. Après une progression de 3,8% au dernier trimestre 2015, ce secteur continue son ascension cette année avec +2,7% au premier trimestre et +3,3% au premier semestre.

L’Insee table sur ce même rythme soutenu d’ici la fin de l’année, à cause des évènements tragiques de cet été. Il explique toutes ces hausses, non pas par les prix de production qui eux se stabilisent, mais par des besoins qui s’intensifient réellement et lancent l’activité. Cette situation reflète une fragilisation grandissante de la confiance des Français sur les systèmes de sécurité déjà en place. Du côté du gouvernement, les dépenses publiques dans le secteur n’ont jamais été privilégiées qu’avec le PLF 2017… en fin de mandat.

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