La sécurité sociale, ce fromage coûteux et dangereux

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C’est sur le champ de la sécurité sociale que l’ironie de l’actualité confronte une nouvelle fois la cécité et l’autisme des discours officiels avec les terribles constats de la réalité. Malgré tous les dénis qui émaillent les propos de l’élite technocratique, l’implosion de notre sécurité sociale, due aux limites mêmes de son organisation et de sa logique, est évidente. Et malgré l’évidence de cet épuisement systémique, le discours officiel n’en continue pas moins à chanter, envers et contre tout, ses bienfaits.

L’épidémie de grippe ou quand la sécurité sociale est dangereuse pour la santé

La polémique a enflé, ces derniers jours, jusqu’à devenir explosive et mettre la ministre en difficulté. L’épidémie de grippe sévit. Elle touche plus de 800.000 Français. La plupart d’entre eux ont été traités par leur médecin de ville. Mais, face à la gravité de la maladie, dans un certain nombre de cas, les malades ont terminé aux urgences des hôpitaux.

Et soudain, le pays a compris son extrême fragilité face à une épidémie dont on savait pourtant, depuis longtemps, qu’elle sévirait durement. L’hôpital public s’est bloqué en quelques jours, face à l’afflux de patients. La ministre a même demandé aux hôpitaux de repousser les opérations non urgentes.

Des mesures d’urgence pour les hôpitaux à Paris

La situation est devenue si tendue, si inquiétante, que les hôpitaux parisiens ont bénéficié d’une mesure d’exception:

On le voit, par “décision” ministérielle, les hôpitaux parisiens peuvent déroger au plafond réglementaire d’heures supplémentaires. Venant d’un gouvernement qui a prôné la négociation d’entreprise en matière de durée du travail, le moment fait sourire.

Martin Hirsch en redemande…

Après avoir subi une longue grève des personnels, le directeur général de l’Assistance Publique parisienne en redemande. Il prône la suppression des organismes complémentaires de remboursement des soins et une “nationalisation” de la dépense de santé par l’assurance maladie. S’il passait moins de temps dans les dîners, les salons et les couloirs du pouvoir, il pourrait pourtant constater le naufrage de ses services et le risque sanitaire que présente une telle mesure.

… et pourtant la Sécurité Sociale coûte très cher

Rappelons quand même que cette gabegie, ce naufrage, ce désastre transformé en modèle indépassable par la technostructure coûte extrêmement cher à la prospérité du pays. Comme le rappelle très justement le haut conseil du financement de la protection sociale dans une note publiée la semaine dernière, les employeurs français sont ceux qui participent le plus au financement de la protection sociale dans leur pays. Il s’agit là d’un facteur qui entrave fortement la compétitivité de nos entreprises.

On mesure aujourd’hui l’ampleur du gâchis. L’hôpital public est un désastre parce que ses organisateurs bénéficient d’un financement assuré et pour ainsi dire invisible. Ce sont les “méchants” patrons qui paient. On peut donc se permettre d’y gaspiller l’argent. Le problème est que ce gaspillage se fait aujourd’hui au détriment des patients et de la santé des Français.

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5 commentaires sur La sécurité sociale, ce fromage coûteux et dangereux

  1. Premièrement : avant de redistribuer l’argent récolté, les caisses sociales se servent généreusement en salaires, primes et avantages tout en favorisant un certain nombre d’activités “sociales ou extra-sociales” pour elles-mêmes, sans compter sur des aides au logement, déplacements, vacances . . .
    pour la suite voir l’excellent article d’Eric Verhaeghe 🙂

  2. Deux observations : 1) pourquoi évoque-t’on , de façon coordonnée , une “nationalisation” de la dépense de santé par l’assurance maladie ? Tout simplement pour se conformer aux Directives 92 / 49 et 92 / 96 , transposées en droit interne , entrées en vigueur du chef des mutuelles complémentaires , mais ignorées , depuis le 1er juillet 1994 , par le régime de base ;
    2) de toute façon , rendez-vous au 15 février 2017 .

  3. Système esclavagiste qui est fond de commerce des politicards…des banques…
    Nous constatons : Cotisations exorbitantes, prestations minables et honoraires 3fois inférieures à la moyenne européenne et en faillite = système pas viable
    Seule solution le quitter légalement pour éviter sa VIOLENCE
    A noter : selon les médecins généralistes que je fréquente l’épidémie grippe n’est pas si violente.

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  1. Cette Sécu qui nous coûte très cher | Contrepoints

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