Un sénateur socialiste dénonce le “libéralisme bureaucratique” de l’Europe

Temps de lecture : 12 minutes

Cet article a été lu 1402 fois

On lira avec intérêt le rapport du sénateur socialiste Collombat (professeur de philosophie dans son jeune âge), sur la crise de 2007. En voici un extrait qui illustre le biais de ses analyses.

LA RESTAURATION LIBÉRALE OU LA NOUVELLE IDÉOLOGIE DOMINANTE

L’un des aspects majeurs des mutations de l’après-Bretton Woods, c’est le renouvellement de l’idéologie dominante en matière économique et politique : quasi-disparition de la scène idéologique (médias, mainstream de la théorie économique, éléments de langage bureaucratiques et politiques) du keynésianisme, qui avait été au coeur du New Deal, de la reconstruction d’après-guerre en Europe et du nouvel ordre mondial symbolisé par Bretton Woods, et restauration de l’idéologie libérale.

C’est ce libéralisme revisité qui va inspirer les politiques des gouvernements et des bureaucraties dans tout l’Empire et au-delà, après la disparition de l’URSS et les « modernisations » chinoises.

A. LES LIBÉRALISMES

Bien que fidèle pour l’essentiel aux principes libéraux classiques, ce néolibéralisme se décline selon diverses chapelles, celles qui eurent le plus d’influence étant l’ultralibéralisme des pays anglo-saxons (École de Chicago, Milton Friedman, prix de la Banque de Suède) et le néolibéralisme européen (néolibéralisme autrichien et ordolibéralisme allemand). C’est ce dernier qui inspirera directement la politique monétaire et économique de l’Allemagne et indirectement la construction de l’Europe.

À noter cependant :

· une différence essentielle entre les deux côtés de l’Atlantique, s’agissant du rôle de l’État, censé ne jouer aucun rôle pour les Anglo-Saxons alors qu’il est indispensable à la création et au fonctionnement d’une « concurrence libre et non faussée » pour les ordolibéraux européens. D’où l’exploit que représente l’institution d’un « libéralisme bureaucratique » pour régir l’Europe, d’un ordre libéral qui ne peut exister sans réglementation ; le rôle de l’État est sensiblement différent : se faire le plus petit possible dans un cas, ne pas agir mais créer les conditions du bon fonctionnement des marchés dans l’autre ;

· que, dans la réalité, les principes sont largement contournés, s’agissant notamment du rôle de l’État, constamment appelé à la rescousse, et de l’importance des oligopoles, à commencer par l’oligopole bancaire. Disons qu’il s’agit d’une concurrence à géométrie variable.

L’idéologie qui s’installe peut être figurée par trois cercles concentriques :

– au centre, une théorie économique à prétention scientifique ;

– une première couronne, sorte de manuel de politique économique ;

– une couronne extérieure en forme de théorie du comportement humain et du bon fonctionnement de la société en général.

C’est, au sens propre, une idéologie pour ne pas dire une religion du marché, ce que résume bien cette citation d’Alain Minc : « Je ne sais pas si les marchés pensent juste, mais je sais qu’on ne peut pas penser contre les marchés. »

B. LE CREDO LIBÉRAL

1. Un anti-étatisme théorique absolu

Son principe de base : la totale disparition de l’État du jeu économique et social. Selon la formule de Ronald Reagan : « Dans cette crise actuelle, l’État n’est pas la solution à notre problème ; l’État est le problème. »

Cela signifie, non seulement la suppression de toute planification fut-elle incitative, l’abstention de toute action ou intervention au travers d’entreprises publiques ou d’un système de financement public, de toute réglementation susceptible de fausser le jeu de l’offre et de la demande, notamment sur le marché du travail, mais aussi celle de tout système de protection sociale qui ne soit pas assuré par le jeu du marché.

Pour Ludwig von Mises, par exemple, il n’y a aucune différence entre la planification incitative, le NKVDsoviétique, l’économie de guerre et la Gestapo nazie, les chantiers de l’État fédéral américain durant la crise de 1929 et les taux d’impôts confiscatoires du New Deal, la SNCF et la sécurité sociale. On ne peut, sans contradiction, être démocrate et économiquement interventionniste à un quelconque degré : « L’insoluble contradiction de la politique des partis de gauche en Angleterre, en France et aux États-Unis, est qu’ils s’adonnent à l’économie dirigée, sans se rendre compte que, par là, ils préparent les voies à la dictature et à la suppression des droits civiques. La confusion de toutes les notions est arrivée à ce point qu’ils se proposent de sauver la démocratie avec l’aide des soviets […] Il faut s’en rendre compte : le monde a le choix entre la démocratie politique et le système économique basé sur la propriété privée, d’une part, et de l’autre, l’économie dirigée et la dictature. La démocratie et l’économie dirigée sont inconciliables. »

Il est d’autant plus important de réduire l’État à la portion congrue que, en régime démocratique, les gouvernants, tributaires de leurs électeurs, sont tentés de leur donner satisfaction au travers de législations sociales pernicieuses.

D’où la faveur accordée au gouvernement des « experts », des commissions désignées et des hautes autorités administratives. En la matière, les institutions européennes approchent de la perfection. Cela ne contribuera pas pour rien à l’obsolescence des systèmes démocratiques qui en résultera et, comme on le verra, au déclenchement de réactions non conventionnelles à cet état de fait.

2. L’économie comme système de marchés autorégulés

Pour les libéraux, le système économique est un ensemble de marchés concurrentiels, emboîtés. Ils interréagissent, d’où les effets de contagion quand un déséquilibre apparaît sur l’un d’entre eux, mais aussi la possibilité de leur correction.

Ces marchés sont très divers et d’extension variable mais, plus ils sont larges, plus parfaite est la concurrence : marchés de produits, de biens et de services ; marchés financiers au sens large (marché de capitaux, marché monétaire, marché des changes, etc.), marché du travail… Selon leur nature, ils peuvent être locaux, nationaux, internationaux. L’objectif est d’élargir le plus possible chacun de ces marchés afin de se rapprocher le plus possible de la situation de concurrence parfaite.

Le moteur de l’économie (et de la vie en société), c’est la concurrence mais une concurrence entre des acteurs censés être égaux. Ce qui n’existe quasiment jamais, ou en tous cas jamais longtemps.

Le régulateur des échanges, c’est le prix, produit d’une confrontation de l’offre et de la demande. Il permet la meilleure allocation (utilisation) possible de ces biens quantitativement limités nécessaire à la production de la richesse que sont le capital et le travail.

Le système économique, si aucune intervention étatique ne vient perturber son fonctionnement, est autorégulé, toute situation de déséquilibre entraînant une réaction qui le fait revenir à l’équilibre. De même, un bon fonctionnement des marchés financiers suppose une absence de régulation qui viendrait perturber le jeu autorégulateur de l’offre et de la demande.

Progressivement, partout où il existait, l’encadrement du crédit et des changes sera supprimé. Dans la zone euro, ce pouvoir échappera même aux États. Confusion entre banques de dépôts et banques d’affaires, allègement des réglementations en matière de fonds propres, de fiabilité des emprunteurs et des produits financiers proposés sur le marché, allègement des contrôles formeront la feuille de route des réformateurs.

De cette liberté de spéculation sortira la multiplication des scandales, le dernier de grande magnitude, le scandale Madoff, venant après une kyrielle d’autres. Le premier moment de stupeur et d’indignation passé, on n’en tire aucune conclusion. Il s’agit d’une question morale ne relevant pas de l’économie politique.

Dire que le système économique est autorégulé, cela veut dire qu’il crée lui-même son propre ordre, indépendamment de toute intervention extérieure et au total qu’il est un ordre naturel (un ordre naturel-artificiel pour les ordolibéraux, ce qui n’est pas banal).

Là est le fondement théorique de l’exclusion du politique de l’ordre économique, notamment de la demande permanente de déréglementation. Les seules réglementations licites sont celles qui permettent le libre jeu de la concurrence.

Le renversement qu’introduira le néolibéralisme, c’est que non seulement le politique n’a aucune légitimité à intervenir dans la sphère économique, mais que l’ordre économique est la vérité de l’ordre politique lequel doit fonctionner selon les mêmes règles que l’économie.

Pour Keynes, la ligne de partage entre les économistes passe là : « Il y a, d’un côté, ceux qui croient que le système économique existant est, dans le long terme, un système qui s’autorégule, même si c’est avec des grincements, des gémissements, des secousses et des retards […] De l’autre côté, il y a ceux qui rejettent l’idée selon laquelle le système économique existant peut être qualifié, en quelque sens que ce soit, d’autorégulateur. »

S’agissant des marchés financiers, Minsky ira plus loin. Pour lui, ils sont « naturellement instables », les situations de stabilité (donc peu propices au profit) suscitant les prises de risques et donc les crises.

Hyman P. Minsky

Audition de Jean-Gabriel Bliek
10 février 2015

Hyman P. Minsky avait montré que le « système financier était naturellement instable ». Pour lui, « la stabilité est déstabilisante » (instabilité intrinsèque de la finance). Plus la stabilité est forte, plus les gens recherchent le profit et sont attirés par les activités les plus risquées.

Dans une économie monétaire, c’est-à-dire dans une économie fondée sur le crédit et l’endettement, la croissance de l’économie est entretenue par l’endettement des agents économiques. À la phase de création monétaire correspondant à l’émission du crédit succède la phase de destruction monétaire par le remboursement. Le système financier est intimement lié au capitalisme. En effet, le phénomène de la dette permet le lien entre le système financier et le système réel.

Dans une économie stable, rechercher des occasions de profit nécessite qu’il y ait une différence entre le prix des actifs réels et le prix de la dette. Plus l’économie est stable, plus les actifs réels très rémunérateurs à rechercher sont risqués. Pour financer l’acquisition de ces biens susceptibles de se valoriser, on suscite une vague d’endettement qui peut ne pas être remboursé si le profit escompté pour rembourser les prêts n’est pas au rendez-vous. Naturellement, par la dynamique du capitalisme, un système stable va vers l’instabilité.

Pour stabiliser le capitalisme, Minsky préconise que les salaires soient suffisamment élevés pour ne pas recourir à l’emprunt. La baisse des salaires réels, la dérégulation financière ont, au contraire, renforcé l’instabilité du capitalisme.

Une analyse approfondie de la théorie libérale excédant notre sujet, nous nous contenterons d’observer que l’idée même de crise systémique est impensable dans ce système.

On l’aura compris, si la notion de crise comme incident passager nécessaire au retour à l’équilibre fondamental est concevable selon la théorie, celle de crise structurelle du système lui-même ne l’est pas. D’où l’aveuglement de tous les responsables politiques et financiers, de la grande majorité des économistes, encore en 2008 alors même que la crise bat son plein.

3. « L’offre crée la demande », selon Jean-Baptiste Say

Constatant que l’équilibre du marché économique ne s’établit pas toujours naturellement à un niveau permettant la mobilisation complète des capacités productives, créant ainsi du chômage ; constatant qu’il ne suffisait pas d’attendre pour que les choses changent, Keynes avait fait admettre que seule l’augmentation de la demande par l’intervention de l’État pouvait faire repartir la machine, autant dire en créant une offre nouvelle. Il s’inscrivait ainsi en faux contre le principe de Say admis par la théorie, selon lequel « l’offre crée la demande » avec les revenus créés par la production nouvelle elle-même (salaires, dividendes, intérêts). Pour Keynes, le principe n’était valable qu’autant que tous les revenus produits étaient tous dépensés et ne venaient pas finir dans une « trappe à liquidité », « trappe » d’autant plus profonde que les revenus de la production sont inégalement répartis.

Les néolibéraux inversent de nouveau l’ordre des causes et des conséquences : le dynamisme d’une économie, donc de l’emploi, dépend non pas des débouchés mais de sa capacité à produire une offre créatrice de débouchés, autrement dit, compétitive. Ce sera l’alpha et l’oméga des nouvelles politiques de lutte contre le chômage de masse permanent qui avaient succédé aux Trente Glorieuses avec deux leviers principaux : la baisse du coût du travail ainsi que la baisse des impôts sur les entreprises et sur les hauts revenus pour favoriser l’investissement. S’y ajouteront, dans le meilleur des cas, modernisation de l’appareil productif et formation de la main-d’oeuvre.

4. De l’État libéral à « l’État prédateur »
a) L’exemple étasunien

« On peut trouver avec le ciel certains accommodements »
Molière – Tartufe

On le sait, la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, Premier ministre de mai 1979 à novembre 1990, sera la première à mettre en oeuvre les principes et préconisations néolibérales. Les États-Unis de Ronald Reagan, arrivé au pouvoir en janvier 1981, suivront. D’abord sur un mode flamboyant – hausse astronomique du taux directeur de la Fed pour juguler l’inflation, politique antisyndicale, réduction des impôts sur les entreprises et les hauts revenus, recherche de l’équilibre budgétaire fédéral, déréglementations, etc. -, avant de tourner le dos aux principes d’équilibre budgétaire et de contrôle de la masse monétaire chers aux néolibéraux – pour sortir de la récession occasionnée par la hausse du taux directeur – et d’adopter une forme de keynésianisme monétaire dégradé, ce qu’autorisait le statut privilégié du dollar. Les réductions de l’imposition des plus riches assorties d’une augmentation des dépenses publiques, notamment militaires, financées par le déficit budgétaire sont venues alimenter la forte reprise, de 1983 à la fin de la décennie. Selon James K. Galbraith : « Cette forme conservatrice de politique keynésienne effaçait l’obstacle historique au keynésianisme : l’opposition féroce des très riches […] Dans le keynésianisme version Reagan, le prix à payer pour la prospérité n’était plus le renversement des rapports sociaux établis mais leur perpétuation. »

De fait, l’État était non plus hors-jeu mais essentiel au bon fonctionnement du système. Sous Georges H. W. Bush qui succédera à Ronald Reagan, les « bases du conservatisme de libre marché ont été abandonnées », observe James K. Galbraith. « Elles ont été remplacées par les structure d’un État prédateur, la capture des administrations publiques par la clientèle privée d’une élite au pouvoir », tout particulièrement dans le secteur financier dont la surveillance a été confiée à ceux qui étaient les moins enclins à l’exercer et qui le conduiront au naufrage. À ne pas oublier non plus, la ressource constituée par le libre accès des firmes à la recherche publique sans contrepartie financière.

Aux États-Unis, les polémiques sur les vertus et l’impératif catégorique d’équilibre budgétaire n’ont donc plus qu’une portée politicienne depuis que Bill Clinton a réussi par deux fois à équilibrer le budget fédéral. Après avoir liquidé ce qui pouvait rester de régulation du système financier et tenté de revenir à l’équilibre budgétaire, les Démocrates, face à la crise, ont eux aussi laissé filer les déficits sous les cris horrifiés de Républicains convertis à la rigueur budgétaire depuis qu’ils n’occupent plus la Maison-Blanche.

Pourtant, le principal sujet d’étonnement est non pas que l’économie étasunienne ne fonctionne pas selon les principes néolibéraux mais que les responsables européens croient ou font semblant de croire qu’elle le fait, s’obstinant à placer leur salut dans la politique de l’offre, l’équilibre budgétaire, en même temps que dans une fiscalité minimale et la réduction de l’État social.

Pour James K. Galbraith, les Européens passent à côté de la réalité étasunienne en oubliant que la démocratie sociale issue du New Deal, enrichie par Johnson et quoique modestement par Obama existe aussi aux États-Unis. Caisse de retraite publique, Medicare et Medicaid, assurance des dépôts bancaires, universités publiques, structures de financement du logement, armée et son pré carré scientifique, réglementation protéiforme sont les « structures permanentes d’un État providence typiquement américain, défectueux sur des points importants mais riche et solide sur d’autres qui ont maintenu la stabilité et le dynamisme des États-Unis […] Le fanatisme du marché est un produit américain, mais porte clairement la mention “réservé à l’exportation” ». Opération particulièrement réussie, comme on le verra avec la construction européenne.

b) L’exemple français

Conformes aux principes libéraux, selon d’autres voies que celles empruntées par les États-Unis, les vagues successives de privatisations en France représentent aussi un transfert des moyens et de la richesse publique à ceux qui peuvent l’acquérir, généralement à crédit. Tous les domaines seront concernés : entreprises publiques, équipements (autoroutes) et surtout appareil bancaire, opération stimulée par la mise en place de la monnaie unique européenne. On se limitera ici au système financier, coeur de nos préoccupations.

En 1980, les banques centrales dites indépendantes sont l’exception : la Fed américaine depuis 1913 et la Bundesbank allemande. Le 4 août 1993, sous le gouvernement d’Édouard Balladur, la Banque de France est dotée d’un statut d’indépendance conformément aux dispositions du traité de Maastricht soutenu par François Mitterrand et le parti socialiste. Comme dira Lionel Jospin, lors du colloque organisé par la Banque de France pour la célébration de son bicentenaire, le 30 mai 2000 : « L’indépendance des banques centrales s’est imposée comme une nécessité pragmatique », afin d’assurer la nécessaire stabilité des prix, ce qui est le principe officiel assigné au Système européen de banques centrales puis à la BCE.

La Banque centrale d’Espagne suivra (1994), puis celle d’Angleterre (1997, sous le gouvernement de Tony Blair), puis celle du Japon en 1998, etc. En matière d’indépendance des banques centrales, la France et les pays de la zone euro iront plus loin que les États-Unis eux-mêmes et évidemment que le Japon. La BCE est en fait totalement irresponsable, ce qui n’est pas le cas de la Fed. Comme le fait remarquer Michel Aglietta : « Comme il n’existe ni exécutif public, ni a fortiori de parlement souverain, on ne voit pas devant quelle instance représentative la BCE pourrait être responsable. »

Les privatisations concerneront aussi les banques commerciales et les organismes de régulation élevés au rang d’autorités administratives indépendantes. En France, la droite ouvre le ban avec la privatisation de Paribas, de la Société Générale, du CCF, etc. Le reste suivra sous des gouvernements de gauche comme de droite. Suivra aussi la privatisation du secteur des assurances. Une part de l’augmentation de la valeur du capital privé par rapport au capital public aura pour origine ces transferts.

La migration du capital

Source : Thomas Piketty. On observe qu’à partir de 1980 l’augmentation du capital national de la France est uniquement due à celle du capital privé.

Mais, la partie la moins connue et pourtant la plus extraordinaire de cette grande transformation du système bancaire français est le démantèlement du réseau constitué autour de la Caisse des dépôts et consignations et de l’ensemble du réseau mutualiste ou coopératif : Crédit agricole, Caisses d’épargne, Banques populaires.

Nous y reviendrons un peu plus loinavec l’analyse d’un cas emblématique : Dexia.

print

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Lire les articles précédents :
Intérim : l’indemnité compensatrice de congés payés inclut-elle les primes annuelles ?

Temps de lecture : 3 minutesLa chambre sociale de la Cour de cassation a rendu un arrêt intéressant concernant les...

Fermer