Sylvia Pinel et son programme laïque anti-catholique

Sylvia Pinel
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Sylvia Pinel, militante laïque et proche de Jean-Michel Baylet, attire peu l’attention, mais son programme présente une originalité: il ne dit pas un mot de l’Islam, mais propose de remettre en cause les relations avec le Vatican et l’enseignement privé. Verbatim.

L’ambition laïque de Sylvie Pinel

Sortir graduellement du régime dérogatoire des Cultes en Alsace et en Moselle ainsi qu’en Guyane, Polynésie française, Wallis et Futuna, Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Saint Pierre et Miquelon.

Abroger à terme la loi Debré, les financements publics devant être réservés aux écoles publiques

La laïcité commence nécessairement par l’Ecole. Or, de 2007 à 2012, nous avons assisté à un affaiblissement sans précédent de l’Ecole de la République. Saccage de la formation des maîtres, suppression massive de postes, réduction des moyens, polémiques politiciennes sur les programmes scolaires : l’école publique aura beaucoup souffert en cinq ans. La loi de refondation de l’Ecole a redonné un véritable élan à l’ambition éducative du pays. L’engagement de François Hollande de créer 60 000 postes supplémentaires, en 5 ans, dans l’Education nationale est en passe d’être réussi. Cependant, au moment où certains à gauche ont renoncé au combat pour l’école publique, il importe de remettre en cause le système de financement qui aboutit à priver l’enseignement public des moyens dont il aurait besoin pour assurer ses missions. Cela suppose d’abord d’abroger les lois qui favorisent le développement de l’enseignement privé confessionnel au détriment de l’enseignement public et qui imposent, en outre, des charges indues aux collectivités locales. Les Radicaux de gauche s’opposent donc à toute initiative visant à favoriser le développement de l’enseignement privé confessionnel et ils demandent l’abrogation, à l’issue d’une phase de transition, de la loi Debré.

Annuler l’accord passé entre la France et le Vatican sur la reconnaissance mutuelle des diplômes

Le monopole de délivrance des diplômes par l’Etat constitue une garantie concrète de la qualité de l’enseignement supérieur en France et de son indépendance à l’égard de tout dogme… Le monopole de la collation des grades par l’Université est garanti par l’article L.613-1 du code de l’éducation. C’est sur la base des mêmes critères, et selon les principes d’égalité et de laïcité, que l’autorité publique évalue la qualité des formations universitaires. Ces règles sont rompues, depuis 2009, puisqu’une simple habilitation par l’Eglise catholique, dont on comprend bien qu’elle peut être accordée sur des critères non scientifiques, vaut reconnaissance par l’Etat de certains diplômes suite aux accords Kouchner-Vatican. Au surplus, il faut rappeler l’interdiction faite aux établissements d’enseignement supérieur privés de prendre le titre « d’universités » (art. L.718-16 du code de l’éducation).

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