A la CFTC Bâtiment, on vit grassement du syndicalisme !

23 avril 2018 Mickaël Ciccotelli 1

Le président de la CFTC Bâtiment et des travaux publics toucherait 17 000 euros brut mensuels, sa numéro deux à peine moins d’après le Canard Enchainé. Seulement, ces rémunérations proviennent largement d’argent public. L’affaire est révélée par le Canard Enchaîné le 11 avril : au sein de la fédération CFTC du Bâtiment, le président, Patrick Del Grande, ainsi que sa numéro deux, Carole Tykoczinsky, s’octroieraient des rémunérations mirobolantes, de l’ordre de la quinzaine de milliers d’euros mensuels. M. Del Grande, figure bien connue du paritarisme national du bâtiment et des caisses de Sécurité sociale lorraines, ferait ainsi son beurre sur le dos des salariés. Le service de Mammon L’hebdomadaire grinçant rapporte que Patrick Del Grande et sa proche collaboratrice gagneraient chacun aux alentours de 17 000 euros bruts par mois ! 17 000 euros bruts par mois : nos lecteurs ont bien lu. A peu de choses près, nos deux champions du syndicalisme chrétien seraient ainsi aussi bien payés que le Président de la République. Bien des DG de fédérations patronales pourront s’appuyer sur ces révélations afin de revendiquer une hausse de leur salaire. En admettant que ces ordres de grandeur salariaux sont véridiques – hypothèse la plus probable – il faudra […]

Projet de loi El Khomri : les débuts hésitants de l’intersyndicale

24 février 2016 Redaction 0

Les responsables des principaux syndicats de salariés et de la jeunesse, à l’exception de ceux de la CFTC, se sont retrouvés hier au siège de la CGT afin d’évoquer une éventuelle riposte commune au projet de loi El Khomri. Si l’heure est à la relative unité, la question est d’ores et déjà posée de la capacité de la CGT à pérenniser le périmètre large de l’intersyndicale. Un communiqué commun mesuré A l’issue de la réunion, tous les participants, sauf FO, ont signé un communiqué commun destiné à dénoncer le projet de réforme du code du travail. Intitulé « le droit collectif n’est pas l’ennemi de l’emploi », il s’avère être mesuré. « Ensemble et à des degrés divers », les organisations signataires insistent certes, à plusieurs reprises, sur leurs désaccords avec le texte gouvernemental. Elles ne sont « pas satisfaites de ce projet », « élaboré sans réelle concertation », alors qu’il « va profondément changer la législation du travail et comporte des risques pour les salarié-e-s et les jeunes qui aspirent à accéder à un emploi. » Aussitôt après ces appréciations générales, les signataires « demandent le retrait de la barèmisation des indemnités prudhommales dues en cas de licenciement abusif et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs. » […]

Crise du syndicalisme : le mauvais départ de la CFTC en matière de représentativité

25 novembre 2015 Mickaël Ciccotelli 1

Le 52ème congrès confédéral de la CFTC, qui s’est tenu à Vichy du mercredi 18 novembre au vendredi 20 novembre, a permis le renouvellement de l’équipe dirigeante de l’organisation. Alors que sa principale tâche sera d’assurer la représentativité de la CFTC, sa composition laisse penser qu’il lui reste bien du travail à accomplir afin d’atteindre cet objectif. Un président (trop) bien entouré Philippe Louis, président de la CFTC depuis 2011, a été réélu sans difficuté à son poste à l’occasion du 52ème congrès. L’issue du vote des militants ne laissait guère la place au doute puisqu’il était le seul candidat à se présenter. Cheminot et Alsacien d’origine, Philippe Louis a fait son entrée au bureau confédéral en 2002, en tant que trésorier. Après avoir occupé ce poste jusqu’en 2008, il avait failli être éjecté du bureau lors du congrès de Strasbourg. Tacticien habile, il avait réussi à sauver sa peau et même, quelques mois plus tard, à prendre la place de Jean-Louis Deroussen en tant secrétaire général confédéral. Avec la présidence en ligne de mire à l’horizon 2011. Les conditions de sa réélection indique que, depuis 2011, il tient bien l’appareil. Cette autorité lui sera sans aucun doute d’un grand […]

Les messes noires de la CFTC Darty le dimanche

1 novembre 2015 Mickaël Ciccotelli 0

Votée le 6 août 2015, la loi Macron élargit les possibilités offertes aux employeurs de recourir au travail du dimanche. Pour cela, ils doivent toutefois respecter des conditions précises. Du côté de la direction de Darty Île-de-France, on semble se soucier bien peu de ces conditions. Et après tout, puisqu’elle a la bénédiction de la CFTC elle-même, pourquoi ferait-elle autrement ? Une communion en place publique Au milieu du mois d’octobre, les articles de presse se multiplient au sujet de l’ouverture, le dimanche, de plusieurs magasins Darty à Paris. Sept magasins sont concernés, soit près de la moitié des établissements que la marque compte dans la capitale. La direction de Darty s’est félicitée de ces ouvertures dominicales, en assurant qu’elles allaient se traduire par « cinquante embauches« . Satisfait de sa politique, l’état-major de l’enseigne participe à un reportage vidéo pour vanter « l’accord » signé au sein de l’établissement du centre commercial de Beaugrenelle. On y voit un salarié expliquer qu’il a suffisamment de contreparties à son engagement, le DG de Darty Île-de-France assurer que tout va pour le mieux et… le délégué CFTC vanter la nouvelle organisation. La CFTC ! Vous avez bien entendu… La CFTC de Joseph Thouvenel, qui ne cesse […]