Conjuguer finance, stratégie et gouvernance de l’entreprise

8 décembre 2017 Redaction 0

Cet article est publié dans le cadre du premier festival de la Revue Française de Gestion, « Finance, stratégie, gouvernance : 40 ans de Revue Française de Gestion » organisé le 17 novembre 2017 à l’IAE de Grenoble en partenariat avec le CERAG, The Conversation France et XERFI Canal Productions. Les auteurs du numéro spécial de la RFG « Concilier finance et management » publié en 2009 et coordonné par Michel Albouy, étaient invités à s’exprimer sur le thème : « Une décennie après la crise financière : quel regard, quelles évolutions… ? La vie des entreprises, depuis toujours, est remplie d’évènements de nature diverse : une success story ici, des difficultés, voire un crash là, un spectaculaire redressement ailleurs ; histoires concrètes dont l’analyse met l’accent, selon les faits étudiés, sur la finance, la stratégie ou la gouvernance du/des entreprise(s) concernée(s), parfois sur l’ensemble de ces éléments représentatifs des relations des firmes entre elles et avec les sociétés humaines dans lesquelles ces firmes agissent. Croiser les éléments d’analyse L’analyste peut faire appel aux corpus qui se sont progressivement constitués sur chacune de ces composantes – la Finance, la Stratégie, la Gouvernance – mais ne peut en rester là ; il doit s’efforcer de mettre en relief les relations, parfois antagonistes, entre ces éléments d’analyse. […]

FINANCE : non, ça ne va pas mieux

25 juillet 2016 Jean-Marc Boyer 0

Cet article a été initialement publié sur la Gazette de l’Assurance   La baisse des taux donne l’impression instantanée d’une embellie de l’économie et des organismes financiers. Le monde financier creuse sa tombe avec ses dents: –          Les plus-values ont été induites par la baisse des taux, et non pas par la valorisation intrinsèque des business models sous-jacents. Certains pans de l’économie sont au contraire menacés par la révolution digitale. –          Les banques ont largement transféré leurs prêts générant des pénalités de sortie, des frais d’entrée et des commissions de courtage. Mais, à plus long terme, les marges nettes d’intérêts sont écrasées mettant en danger leur rentabilité. –          Les assureurs bénéficient de plus-values obligataires sur leurs fonds euros, mais donnent aux épargnants plus que leur rendement d’actifs, nets de frais. Les difficultés de solvabilité sont masquées par un étalement non prudentiel du provisionnement sur 16 ans de leurs engagements longs. –          Les banques centrales font des plans de relances monétaires qui tangentent le maximum*. La Federal reserve a engagé un repli de cette politique (tapering), la Bank of England hésite, et la BCE a maintenu son taux zéro, un Quantitative Easing plafonné à 80Md€/mois, et laissé entendre que la décrue […]

Europe au bord de la crise de nerf*

17 février 2016 Jean-Marc Boyer 0

Les Britanniques discutent du Brexit avec le président du Conseil européen, Donald Tusk. Soit le R.U. obtient satisfaction, et c’est l’Union Européenne qui est détricotée (entraves sociales à la circulation des personnes, véto contre le fédéralisme, contraintes sur la zone euro). Soit le R.U. quitte l’U.E. Donald Tusk, en tant que Polonais (Cachoube pour être précis), peut comprendre que des concessions remettraient en cause la protection sociale des 2 millions de Polonais qui ont émigré dans les îles britanniques. Entre 2 maux, la France a intérêt à bloquer les demandes du R.U., puisque sans l’UE, la France ne tiendrait pas financièrement (une monnaie nationale serait dévaluée, et les taux d’intérêt exploseraient). Mais la France est rentrée en campagne présidentielle (postulants aux primaires, déclarations de candidatures, gouvernement de rassemblement de premier tour). Elle ira donc à l’introversion plutôt qu’à la résolution des conflits extérieurs dans lesquels le Président français l’a embarquée. L’anniversaire de Verdun rappelle que les Allemands ont des habitudes impérialistes. Ils ont aussi leurs paix séparées**. Jean-Marc Ayrault est content d’être à Munich. Chamberlain et Daladier aussi étaient soulagés de ne pas avoir à arrêter l’expansionnisme pangermanique. La foule les a même félicités (sauf Winston Churchill qui a prédit le […]