Philippe Martinez bientôt danseuse étoile à l’opéra de Paris?

15 juin 2016 Eric Verhaeghe 0

L’agilité de Philippe Martinez depuis son arrivée à la tête de la CGT, il y a un plus d’un an, révèle un caractère hors du commun. Après avoir « dealé » avec Thierry Lepaon, dont les communistes historiques du syndicat voulaient la peau, il s’est fait le chantre d’un gauchisme digne des années 30, avant de chercher aujourd’hui une sortie de crise. Mais le gauchisme sur les braises duquel il a tant soufflé semble l’avoir désormais dépassé. Ses capacités à multiplier les grands écarts le qualifient en tout cas pour un prochain ballet à l’opéra. L’arabesque pour succéder à Lepaon Jusqu’à l’arrivée de Lepaon à la tête de la CGT, Philippe Martinez s’était essentiellement illustré par son passage au comité d’entreprise de Renault où il avait dû gérer l’affaire Vilvoorde. Il était ensuite passé à la fédération de la métallurgie, qui n’est pas la plus puissante de la confédération. Il y faisait un bonhomme de chemin sans histoire, ni s’illustrant pas par un caractère particulier susceptible d’attirer l’attention sur lui. Lorsque l’affaire Lepaon a éclaté, l’homme s’est tapi dans l’ombre et a attendu son heure. Qu’importe si le secrétaire général était la victime expiatoire d’une vieille garde agacée par ses caprices de […]