Transition énergétique : l’armée doit aussi s’y plier mais ça risque d’être très compliqué

Char armée de terre France Leclerc

Claude de Ganay (LR) a rendu à l’Assemblée Nationale dans lequel il demande à ce que l’armée et le ministère en charge opère une importante réflexion sur la transition énergétique dans l’armée. Actuellement, le carburant est encore utilisé à 80% car les énergies vertes ont un rendement largement inférieur et rendent vulnérables les opérateurs en mission. Le défi est de taille.

Un char de l’armée de terre pourra-t-il profiter de la prime à la conversion, voire de la double prime à la conversion promise par Edouard Philippe, en cas d’achat d’un véhicule moins polluant ?

Trêve de plaisanterie. La transition écologique fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps tant elle devrait impacter les français. Seulement, ils ne seraient pas les seuls impactés puisque tous les corps de l’armée française devraient aussi en faire les frais. Ainsi, ils sont tous appelé à faire, tout du moins préparer leur transition écologique. Un objectif qui est encore loin d’être atteint.

La transition écologique serait un frein à l’efficacité de l’armée

Le député Claude De Ganay (LR) a récemment rendu sur le « Soutien et Logistique Interarmées » à l’Assemblée Nationale, avec notamment toute une partie consacrée à la transition écologique dans l’armée. Le député du Loiret estime que l’armée doit relever un important défi : arriver à lier « l’engagement opérationnel sur le terrain et les enjeux de la transition énergétique« . En somme, il estime qu’il est impératif de « repenser la sécurité énergétique au niveau stratégique.« 

L’armée se trouve aujourd’hui dans une situation compliquée car si elle ne souffre pas de l’augmentation du prix des carburant, des politiques tarifaires avantageuses étant en place, elle souffre des engagements du gouvernement en matière de transition énergétique. Au niveau énergétique, l’armée repose à 80% sur les carburants et seulement 20% sur du gaz ou de l’électricité. 

La transition énergétique peut certes présenter des opportunités au regard de la sécurité énergétique des armées. D’une part, le développement de nouvelles
formes d’énergie, comme les biocarburants, le solaire, l’éolien ou la géothermie,
permettra une plus grande diversification des sources d’énergie, contribuant par ce biais à la sécurité énergétique. D’autre part, l’amélioration de la performance
énergétique sera de nature à réduire les consommations et, par conséquent, le
degré de dépendance à un approvisionnement pétrolier parfois difficile à sécuriser.

Claude De Ganay, rapport sur le Soutien et Logistique Interarmées 

Ainsi, le rapporteur estime que les normes environnementales auxquelles devra se plier l’armée fait courir le risque de « restreindre la fabrication et l’emploi de certains véhicules sur le territoire national ou en OPEX. » Mais l’armée n’y coupera pas, elle devra mettre à jour sa politique énergétique.

Actuellement, c’est la politique du carburant unique qui est de rigueur. Elle permet d s’affranchir de carburant locaux de moindre qualité tout en permettant l’utilisation d’un même carburant pour plusieurs corps d’armée et véhicules.

Une réflexion est en cours pour que l’armée profite rapidement d’énergies renouvelables de bonne qualité. En attendant, elle devrait encore largement dépendre des carburants. Mais Claude de Ganay l’assure : « le Service des Essences des Armées doit s’engager dans une transformation de long terme qui doit le voir basculer progressivement vers les énergies renouvelables.« 

 

Le temps est maintenant de développer une énergie verte qui ne mettrait pas en péril les véhicules de l’armée envoyés en opérations extérieures. Le défi est de taille et n’est pas encore près de trouver une solution. 

1 commentaire sur Transition énergétique : l’armée doit aussi s’y plier mais ça risque d’être très compliqué

  1. Peut-être quelques pistes : installer des sabords et des avirons sur le Charles De Gaulle – en plus, s’il reperd ses pales d’hélice, pas de problème !
    Et puis des chars électriques, des hélicoptères à pédales et des Rafale à hélice, également des missiles propulsés à la poudre de perlimpinpin et des cordes en chanvre certifié 100% commerce équitable pour les commandos, à descendre d’abord, à fumer ensuite.

    La connerie est infinie, mais s’il-y-a une seule chose pour laquelle on peut faire 100% confiance aux poliotiques français, c’est bien d’en approcher les limites…

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