Vaccination obligatoire: Dupont-Aignan demande l’application du principe de précaution

La vaccination obligatoire n'en finit pas de faire des vagues. Alors que le Parlement a décidé d'imposer 11 vaccins obligatoires aux jeunes enfants, des craintes sur les risques sanitaires se font entendre de toutes parts. On notera la joute menée par Nicolas Duppont-Aignan dans l'hémicycle à cette occasion. Le député de l'Essonne a bien voulu nous parler. 

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 impose le passage à 11 vaccins obligatoires. C'est une mesure décriée, et choquante d'un point de vue citoyen. En effet, le gouvernement s'est assis ici sur l'autorité de la chose jugée par le Conseil d'État qui lui avait, en début d'année, enjoint d'exiger des laboratoires pharmaceutiques une reprise de la production des vaccins obligatoirement. 

On se souvient qu'en son temps (automne 2016) Marisol Touraine avait réuni une commission dont plusieurs membres étaient appointés par les laboratoires, pour enrober d'un avis scientifique ce passage de 3 à 11 vaccins obligatoires. La manoeuvre était si grossière que la ministre avait dû repousser l'opération.. finalisée par Agnès Buzyn. Selon les informations distillées à ce jour, la mesure coûtera à la sécurité sociale plus de 250 euros par enfant. 

Or, elle continue à poser de sérieuses questions en matière sanitaire. Les adjuvants aluminiques utilisés dans la fabrication des vaccins pourraient en effet produire des effets secondaires extrêmement graves. Les innombrables témoignages accablants que nous avons reçus lorsque nous avions fait écho à l'arrêt de la Cour de Justice de l'Union sur ce sujet sont, de ce point de vue, révélateurs d'un profond malaise dans l'opinion. 

Quelle que soit l'opinion que l'on puisse avoir sur le sujet, on notera que la rigidité d'Agnès Buzyn dans ce dossier n'a rien à envier à celle de Marisol Touraine. Dans le domaine sanitaire, le renouvellement n'est pas de mise et plus que jamais c'est une logique administrative sans échappatoire qui s'abat sur la santé en France. Si l'industrie pharmaceutique peut se féliciter d'une mesure qui lui assure un marché captif et rentable en France, elle commet une erreur à long terme en pariant sur des logiques qui finiront par la broyer. 

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