Venezuela : le Petro, cryptomonnaie nationale, enchaîne les coups durs

Le Petro avait lancé en grandes pompes au Venezuela. Censé devenir la monnaie nationale, cette cryptomonnaie peine à fédérer autour d’elle. Pour preuve, l’Inde annonce refuser tout paiement en Petro. Dans le même temps, le gouvernement vénézuélien déclare illégal toute importation et détention de matériel personnel de minage. 

Si l’on s’intéresse de près au monde des cryptomonnaies, il était devenu facile de replacer le Venezuela sur la carte du monde. En février 2018, Nicolas Maduro lançait le Petro, une cryptomonnaie nationale censée devenir la monnaie officielle et nationale du pays.

Seulement, la cryptomonnaie accumule les revers depuis son lancement. Le dernier en date : malgré une solide campagne de publicité et de communication, le gouvernement indien assure que la cryptomonnaie ne verra jamais le sol asiatique. 

Une cryptomonnaie bannit par la Banque de réserve indienne

Récemment, nous apprenions que le gouvernement sud-américain avait fait une offre plutôt alléchante à l’Inde. Il avait promis un rabais de 30% sur le prix du pétrole vénézuélien si le Petro était utilisé pour le paiement. Un argument qui n’a pas convaincu l’Inde.

Le ministre Sushma Swaraj a expliqué qu’il se rangeait derrière la décision de la banque de réserve indienne de bannir toute utilisation du Petro.

Nous ne procèderons à aucun échange avec cette cryptomonnaie du fait qu’elle soit bannit par la Banque de réserve de l’Inde. Nous verrons quel autre moyen nous pourrons utiliser pour les échanges.

La décision était prévisible. La Banque Centrale Indienne avait interdit à toutes les institutions financières du pays d’acheter et d’utiliser des cryptomonnaies. Les clients de ces institutions sont aussi concernés.

C’est un nouveau coup dur pour le Petro. Donald Trump avait, par exemple, interdit à tous les citoyens américains d’utiliser la cryptomonnaie vénézuélienne du fait des sanctions économiques américaines auxquelles le Venezuela doit se soumettre. 

 

En février 2018, l’Assemblée Nationale du Venezuela avait expliqué considérer le Petro comme « anticonstitutionnel » et comme une « fraude ».

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Lire les articles précédents :
Dérembourser les médicaments des vieux qui sucrent les fraises pour payer le personnel qui les garde?

Faut-il dérembourser les médicaments des personnes âgées dépendantes pour financer la main-d'oeuvre des EHPAD qui les accueillent ou sont susceptibles...

Fermer