Venezuela : l’inflation délire du Bolivar… 1.000.000% !!!

Avec une projection inflationniste annoncée par le FMI à 1 000 000% d’ici la fin de l’année, quel avenir, quelles conditions de vie pour le Venezuela ?

Le Venezuela tire 96% de ses revenus du pétrole brut. Or sa production s’est effondrée de moitié en 18 mois, faute d’argent pour moderniser les champs pétroliers. Les finances publiques sont exsangues. L’inflation est incontrôlable et cours vers l’explosion sociale.

Vers une libéralisation de l’économie au Venezuela ?

Le président a annoncé mercredi une mesure radicale :

Pour redresser l’économie avec la reconversion monétaire, le 20 août, nous allons supprimer cinq zéros sur le Bolivar !

Nicolas Maduro

Le salaire minimum d’un Vénézuélien (un dollar et demi au taux du marché noir) lui permet à peine d’acheter un kilo de poulet.

Le FMI, pessimiste, déclenche toutes les alarmes et prévoit une contraction du PIB à 18% en 2018. Cet état de fait n’étonne plus ceux qui vivent les problèmes au quotidien.

Plus rien ne me surprend. Jour après jour, les prix augmentent de manière exponentielle. Je survis grâce à trois emplois et d’un peu envoi d’argent de proches résidant à l’étranger.

Marcos Salazar. Professeur

1,6 million de Vénézuéliens auraient émigré depuis 2016 à cause du désastre économique. 87% de la population aurait basculé dans la pauvreté.

Le FMI anticipe une hausse des départs vers les pays voisins. La pénurie est généralisée au Venezuela où les services publics se sont fortement dégradés.

Réformer en profondeur le Venezuela

La seule façon pour sortir de l’hyperinflation, c’est avec des réformes économiques profondes. C’est de cette manière qu’on y a mis un terme dans tous les autres cas. Les phénomènes ne durent pas éternellement… Regardez le Zimbabwe… Il faut aussi sauver l’industrie vénézuélienne, qui fonctionne actuellement à 30% de sa capacité. Et mettre un terme au contrôle des changes et des prix, qui donne à l’Etat le monopole des devises.

Henkel Garcia, directeur du cabinet Econometrica

Le FMI pointe du doigt la mise en circulation d’un nombre toujours plus grand de billets, ce qui alimente l’hyperinflation. Les conflits sociaux se multiplient ces dernières semaines pour demander des hausses de salaire et une amélioration des conditions de travail. Ces initiatives sont pour l’heure isolées et l’opposition, dont nombre de ses dirigeants sont à l’étranger ou en prison, manque d’un leader.

La grogne sociale va continuer à prendre de l’ampleur. Il est probable que seule l’aggravation de la crise entraîne les pressions nécessaires pour déséquilibrer la coalition actuellement au pouvoir. Voire même la remplacer…

Michael Penfold. Analyste politique

Récemment, des dirigeants du chavisme, le mouvement au pouvoir, ont tapé du poing sur la table pour réclamer un virage économique.

Voilà 19 ans que la révolution a eu lieu, nous sommes désormais responsables des bonnes et des mauvaises choses…

Freddy Bernal. Collaborateur influent du président

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