Violences post-foot… Quand on arrive en ville…

mouvement

Quand tout l’monde dort tranquille, dans les banlieues-dortoirs… Quand on arrive en ville, on arrive de nulle part… Le jour on est tranquille, on passe incognito… On agit sans mobile, ça vous paraît bizarre, c’est p’tet qu’on est débile, c’est p’tet par désespoir, du moins c’est ce que disent les journaux du soir !!!

Si je paraphrase la chanson que Michel Berger et Luc Plamondon écrivirent en 1978, c’est que je me pose la même question que la plupart des Français : des casseurs ont profité de la victoire des Bleus pour se livrer au pillage, au saccage, à des violences post-foot en tous genres… Alors sont-ils débiles ou est-ce par désespoir ?

Ce n’est pas parce qu’on arbore un nez rouge qu’on est un clown, pas plus qu’on est un supporter parce qu’on porte un drapeau tricolore sur les épaules. Paris, Lyon, Marseille et d’autres grandes villes françaises ont subi les assauts en règle des casseurs et des pilleurs.

Mobilier urbain, véhicules incendiés, vitrines brisées, magasins pillés, vandalisés, saccagés… Probablement des millions d’euros de dégâts, des centaines de salariés au chômage technique, des quartiers défigurés… Ce n’est pas ce qu’on peut appeler le sens de la fête !

Et pourtant… 63.000 policiers et 46.000 gendarmes étaient mobilisés sur le territoire pour sécuriser les débordements attendus… Comment alors est-ce possible ? Comment de telles exactions ont-elles pu se produire ? Qui a laissé faire ? Quels étaient les ordres de la préfecture ? C’est ce que nous aimerions tous comprendre !

Les débordements ont été extrêmement limités. Nous avons été réactifs à Paris.

Michel Delpuech, préfet de police de Paris, au micro d’Europe 1

Ouf ! Qu’auraient-ils pu advenir sinon ?

Violences post-foot… Un bilan à la hauteur de l’évènement

292 personnes interpelées sur l’ensemble du territoire. 90 placées en garde à vue à Paris.

S’il ne faut punir pas plus qu’il n’est juste, pas plus qu’il n’est utile, peut-on alors considérer qu’il soit utile et juste de traiter comme des délinquants les gâcheurs de fête ?

Quelles réponses judiciaires ?

Michel Delpuech semble dans les bonnes dispositions :

On a affaire à des délinquants, on les traite comme des délinquants. Pour certaines affaires, les enquêtes se poursuivent avec les analyses de la vidéosurveillance.

précise-t-il, restant mesuré quant à l’ampleur des violences !

Les débordements ont été extrêmement limités si l’on prend en compte toute la séquence. (…) Avouons que globalement, la sécurité a été largement garantie dans un contexte qui est celui d’une menace terroriste latente, de niveau élevée et avérée. Dans un contexte où tout phénomène de foule extrêmement dense induit des risques de panique, de piétinement.

Répondant à certaines critiques émanant de syndicats de police, il estime ne : 

Pas avoir l’impression d’être angélique. Nous agissons avec fermeté, rigueur et le souci de concilier l’exercice de la liberté et de la fête et le respect du bon ordre.

La France entière est donc le cul entre deux chaises… S’accordant à célébrer la victoire d’une équipe représentant la diversité et de l’autre exigeant des sanctions à l’égard de ces jeunes qui ne savent pas s’en tenir à la joie de faire partie d’un tout, sans passer à la violence…

Quelles sanctions seront finalement prises ? Quelle réponse judiciaire sera accordée aux débordements? Nous enquêterons et nous rendrons compte !

Champions du monde !

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