Vol d’un fusil HK G36 de la police pendant les émeutes à Paris : symptôme d’une police qui n’a plus de moyens

C’est un fait : les forces de l’ordre en force manque de moyens. Mais alors que régulièrement elles pointent du doigt ces manquements, conduisant parfois au suicide, rien ne change. Et ce week-end, c’est un fusil d’assaut qui a été dérobé du fait du manque de moyens.

C’est une information qui est rapidement passée sous silence mais qui a néanmoins une importance certaine. Durant le mouvement parisien des Gilets Jaunes ce samedi 1er décembre, un fusil d’assaut HK G36 a été dérobé dans un convoi de la 21 Compagnie d’Intervention.

Outre le vol, ce sont les circonstances de ce méfait qui posent questions sur les moyens alloués aux forces de l’ordre.

Un défaut de sécurité majeur dans les fourgons

Comme le confirment plusieurs médias, ce vol a eu lieu dans des conditions encore inconnue. Avenue Grande-Armée dans le XVI arrondissement de Paris, une colonne composée de quatre fourgons de la 21ème Compagnie d’Intervention (CI) de la Préfecture de Police de Paris sont pris d’assauts alors qu’ils sont en train de se replier, comme le montre la vidéo de nos confrères de l’agence Line Press.

Plus particulièrement, c’est le deuxième véhicule qui fait l’objet des plus grandes violences alors que le convoi est sous une pluie de projectiles. Plusieurs personnes vont alors tout faire pour « ouvrir » le dernier fourgon. De leurs côté, face à ce déchainement, les forces de l’ordre préfèrent se barricader dans leurs propres véhicules.

Mais ils se heurtent à un problème de taille. Le site Actu17, média de référence chez les forces de l’ordre confirme que les fourgons ont un « défaut de fermeture centralisée« . Autrement dit, il est impossible de verrouiller durablement les portes.

En peu de temps, le dernier fourgon est donc ouvert et les occupants sont délogés avant qu’un fusil HK G36 ne soit dérobé.

Profond malaise dans la police

Ce qui est notable, c’est donc que les policiers n’ont pu durablement se réfugier dans leurs véhicules censés les protéger car ces derniers accusaient de sérieux dysfonctionnements. Avec à la clé, encore, un événement dramatique. Un fait qui devrait encore accroître le malaise présent chez les forces de l’ordre.

Régulièrement, les causes de ce malaise sont remises sur le tapis sans que les agents ne voient arriver de solutions. Ils évoquent des manques d’effectifs, de moyens, des équipements dépassés voire dangereux.

Jeudi 29 novembre, un nouveau policier se suicidait avec son arme de service à Grenoble. Il avait 47 ans. Au total, près d’une trentaine de policiers se sont donné la mort durant cette année.

Et ce sont tous tous les corps des forces de l’ordre en France qui sont touchés par les mêmes manques de moyens. Récemment, un agent de la douane nous confiait souffrir des mêmes maux : équipement de protections peu ou pas adaptés, véhicules dégradés ou vieillissants.

Le constat était simple : il expliquait qu’il leur serait « impossible de prendre en chasse une grosse cylindrée, repérée comme transportant des substances illicites ou des produits frauduleux, avec les véhicules en dotation. »

Un problème donc qui ne date pas d’aujourd’hui mais qu’il serait maintenant nécessaire de prendre en compte.

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