250 passages par jour dans la première salle de shoot française

La première salle de shoot française a ouvert il y a un an à Paris. Le bilan fait état de 250 passages par jour dans ce centre.

Située dans le 10e arrondissement de Paris, la première salle de shoot française a ouvert en 2016. L'heure est bilan un an après son inauguration. Même si elle fait encore débat auprès des habitants du quartier, le bilan sanitaire et social du centre est positif. Il accueille 250 personnes par jour.

La salle de shoot comptabilise 56 000 consommations depuis 2016

Inaugurée par la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, accompagnée d'Anne Hidalgo la maire de Paris, la première salle de shoot française est gérée par 23 salariés. Chaque jour, ce centre accueille pas moins de 250 consommateurs. 800 personnes s'y sont inscrites depuis son ouverture. Certains passent pour récupérer du matériel propre, d'autres viennent pour des injections ou inhalations. En tout, 16 postes sont mis à disposition, la majorité pour les injections. Le chef de service du Caarud (Centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues), se félicite des "56 000 consommations depuis l'ouverture du centre".

Des tensions sont toujours présentes dans le quartier

Les habitants du quartiers sont toujours inquiets quant à la sécurité. Même s'ils reconnaissent le bilan sanitaire positif, certains s'inquiètent de l'augmentation de la délinquance. Depuis l’ouverture de la salle de shoot, la police a procédé dans le secteur, à 1 099 opérations de sécurisation dédiées. Plus de 4 000 personnes ont fait l’objet d’un contrôle qui s'est avéré positif pour 1 185 d’entre elles, pour infraction à la législation sur les stupéfiants. De son côté, l'association Gaïa, qui coordonne le centre, souhaite démystifier la réalité de la salle de shoot. Elle organise tous les premiers jeudis mois des visites pour les riverains. 

Nous ne sommes jamais dans le jugement. Nous les accompagnons, nous les protégeons et, s'ils le demandent, nous les soutenons dans leur volonté de diminuer la consommation.

(José Matos, chef de service du Caruud, Centres d'acceuil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues)

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