44% du budget de l’Oise grignoté par les dépenses sociales

Le poids des dépenses sociales est tel qu’il pèse négativement dans la totalité des dépenses d’un département. Un rapport de la Chambre Régionale des comptes en fait le constat pour le département de l’Oise. Un équilibre financier qui est mis à mal.

La situation financière du département a évolué défavorablement sur la période allant de 2011 à 2015. En cause, la baisse significative de la capacité d’autofinancement, et l’endettement qui a fortement progressé, passant de 347 millions d’euros fin 2010, à 507 millions fin 2015.

Les dépenses sociales progressent plus vite que les autres charges

Entre 2011 et 2015, la part des dépenses sociales sur l’ensemble des dépenses du département s’élève à 44 %. Ce taux se partage équitablement entre les aides à la personne et les dépenses pour les frais de séjour, d’hébergement et d’inhumation. Quant aux assistants familiaux, ils constituent environ 1% des dépenses. De ce fait, les dépenses sociales représentent près de la moitié des finances du département. Elles ont d’ailleurs progressé plus rapidement que les autres charges. L’évolution des dépenses sociales s’explique en grande partie par des facteurs extérieurs. Entre autres, le vieillissement de la population et le poids de la dépendance, les changements des montants de prestations sociales, et l’instauration en 2005 de la prestation de compensation du handicap.

La situation financière des départements est dégradée

Au niveau national, la progression des dépenses de fonctionnement des départements représente 3,2 % de plus depuis 2009 en moyenne annuelle. Et le premier facteur de croissance revient aux dépenses sociales. De quoi dégrader l’état financier d’un département, ses recettes liées à l’activité économique progressant moins rapidement que ses dépenses d’action sociale. Mais le choix de la collectivité a été de maintenir un rythme et un niveau d’investissement qui paraissaient difficilement soutenables, à moins de diminuer sensiblement ses dépenses de fonctionnement.

Le code de l’action sociale et de la famille a prévu plusieurs outils qui ont notamment vocation à encadrer, suivre et contrôler les établissements sociaux et médicaux sociaux. Leur utilisation par les départements doit permettre de maîtriser l’évolution des dépenses générées par ces établissements, d’une part, en s’assurant que le nombre et l’offre de ces derniers est en adéquation avec les besoins du département et, d’autre part, en veillant à la tarification et à l’équilibre budgétaire et financier des établissements.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Hey, salut toi le lecteur de Décider et Entreprendre.


Ça fait maintenant deux ans que D&E existe et continue de se développer. Et le tout, sans jamais avoir reçu de subvention. Alors depuis maintenant un mois, D&E a décidé et entrepris d'intégrer quelques publicités sur sa homepage, mais aussi au cœur de ses articles. Car D&E rémunère ses équipes.


Derrière D&E se cachent des journalistes, des développeurs informatiques, des responsables communications, mais aussi des éditorialistes de passage. Tout ce petit monde travaille d'arrache-pied pour ramener de l'information fraîche, des points de vues tranchés, mais argumentés et autres gaudrioles à l'un des seuls médias en ligne complètement indépendant, à la ligne éditoriale libre, mais aussi en plein développement.


Alors, voilà, aujourd'hui, cher lecteur, on te demande un petit geste de pas grand-chose. Non, range ton portefeuille (bien que l'on accepte aussi les dons). Non, on te demande juste de désactiver ton bloqueur de pub (Ad-Block, AdThwart, Webmail Ad blocker, etc) le temps de ta navigation sur notre site ou de mettre une exception de blocage qui concerne D&E.


Le simple fait d'afficher les pubs sur notre site nous permet de rémunérer nos « incroyables » équipes. Promis, les publicités ne sont pas invasives ni agressives. On peut même les cacher si on veut (avec la petite croix dessus).


Ça nous ferait vraiment plaisir et ça permettrait qu'on s’achète notre table de ping-pong continue à écrire librement, à titiller les puissances en place, mais aussi à proposer d'autres pistes de réflexion sur des sujets habituellement traités par les médias subventionnés.


Un petit geste pour toi, mais un grand pas pour Décider & Entreprendre.


Merci à toi, ô lecteur de D&E. Et bonne lecture.

Lire les articles précédents :
Les pharmacies récupèrent 7,4 milliards d’euros sur la distribution de médicaments

La Cour des comptes a rendu son rapport annuel sur la sécurité sociale. On y trouve notamment le coût de...

Fermer