AFP, Agence France Propagande, by Richard Ferrand

Les journalistes de l'AFP accusent leurs responsables d'avoir voulu étouffer l'affaire Ferrand dont ils étaient pourant pleinement informés... Une fois de plus, la partialité des médias en faveur d'Emmanuel Macron éclate au grand jour. 

L'AFP a-t-elle cherché à favoriser l'élection d'Emmanuel Macron? Pour les initiés, cette question est purement rhétorique: évidemment, l'AFP a mené une campagné éhontée en faveur de celui qui a remporté l'élection. 

Les journalistes de l'AFP se rebellent

Mais ce genre d'anomalies, qui relèvent en France du flash totalitaire (pendant quelques semaines, l'État de droit est violé pour favoriser un parti ou un groupe d'intérêts), est encore plus confortable à pointer du doigt quand ce sont des insiders lanceurs d'alertes qui confirment les certitudes acquises. 

C'est ce qui se passe à l'AFP où les journalistes n'ont pas hésité, en bout de course, à dénoncer la faveur dont Emmanuel Macron a bénéficié de la part de leur direction. 

Ou comment la presse subventionnée se transforme en organe de propagande au service du gouvernement profond. 

3 commentaires sur AFP, Agence France Propagande, by Richard Ferrand

  1. Si vous vous sentez vous aussi l’âme de journalistes, vous avez le droit de publier la réponse de la redchef à cette déclaration des syndicats :
    Non, l’AFP n’étouffe pas les affaires gênantes pour le pouvoir !

    L’AFP est accusée dans un tract syndical d’avoir « étouffé » des informations gênantes pour le nouveau pouvoir.

    “C’est l’une des pires accusations que l’on puisse proférer à l’égard de la rédaction de l’Agence. L’une des obligations fondamentales, contenues dans notre statut, est de diffuser une information exacte, impartiale et digne de confiance. En toute indépendance.
    Puisque nous travaillons à l’AFP, reprenons les faits, tels qu’ils se sont produits.

    Le 16 mai 2017, une journaliste du bureau de Rennes a accès à un dossier de douze pages contenant des « éléments » sur une transaction opérée par Richard Ferrand avec les Mutuelles de Bretagne. Ces éléments ont été fournis par un « groupe » –je n’en dis pas plus car je respecte le secret des sources-. L’affaire est à ce stade très complexe, voire confuse et la journaliste met elle-même en garde sur le fait que ces informations « ne sont pas vérifiées », que le contact est « récent », qu’elle « ne peut se prononcer sur la fiabilité ». Elle dit ne pas avoir pu prendre des notes.

    S’en suit une succession d’échanges par mail et par téléphone avec la rédaction-en-chef, qui demande des clarifications, pose des questions, s’interroge…

    L’affaire sortira finalement dans le Canard enchaîné, avant qu’une dépêche AFP soit publiée sur le sujet.
    Suit le témoignage d’un avocat, exprimant ses « doutes » sur le montage financier de la transaction Ferrand : il ne peut être diffusé sans réaction de la personne mise en cause.

    Quant à la mise en examen de François Bayrou –automatique en cas de diffamation et remontant à plusieurs mois-, nous en avons fait état dès la date d’audience connue (en 2019).

    Est-ce à dire qu’il y a eu volonté d’ « étouffer » ces informations ? Non ! La rédaction-en-chef n’a fait que son travail.

    L’AFP a une lourde responsabilité. Chacune de ses dépêches est susceptible d’être reprise, dans la minute qui suit, par des centaines de clients –journaux, radios, télévisions, sites web….

    Après l’accident industriel que tout le monde garde en mémoire à l’Agence, nous n’avons eu de cesse de répéter nos standards rédactionnels : le recoupement
    des sources, la vérification des faits sont absolument cruciaux pour nous. La fiabilité avant tout ! Les éléments dont nous disposions à ce moment-là ne répondaient aucunement à ce critère.

    Ces règles ne nous ont jamais empêché de publier des enquêtes et sortir des informations exclusives, qu’elles plaisent ou nous au pouvoir en place. Cela a été le cas notamment dans les affaires de terrorisme. Et notre bureau de Kaboul vient de recevoir un prestigieux prix en Asie, le SOPA, pour son enquête sur l’esclavage sexuel des enfants en Afghanistan.

    Le prétendu retard pris sur l’affaire Ferrand n’est en rien lié à la fonction ministérielle de la personne mise en cause.

    N’en déplaise aux amateurs de complot, le pouvoir n’intervient aucunement dans la production de l’information de l’AFP. Dussent les pressions politiques
    exister, nous n’y céderions pas. Et nous n’y cèderons jamais. Ni au niveau de la direction de l’information, ni à celui de la rédaction-en-chef, ni à celui des reporters sur le terrain. Nous le savons tous au quotidien. Imaginez-vous un seul instant la directrice de l’information de l’AFP ou un rédacteur-en-chef appeler un ou une journaliste pour lui suggérer de mettre la pédale douce sur une affaire compromettante pour le pouvoir ? Ce serait inacceptable et de surcroît contre-productif !

    Le débat rédactionnel est et doit rester vivace à l’AFP. Mais pour moi, dire que la rédaction-en-chef a voulu étouffer des informations de crainte de bousculer un membre du gouvernement relève de la diffamation. C’est remettre en cause la probité, l’honnêteté et l’indépendance de chacun des journalistes qui compose cette équipe. C’est tout simplement inacceptable.
    Michèle LERIDON

    Directrice de l’information”

    • La réponse de Michèle Léridon est un monument de mauvaise foi et de déni. L’AFP a également tout fait pour bloquer les informations sur les emplois fictifs au MODEM qu’elle détenait avant le premier tour, et j’ai personnellement participé à une interview par l’AFP où la journaliste m’a explicitement demandé de dire que Macron était le candidat des entrepreneurs. Après, cher Monsieur, rien ne vous empêche de garder vos oeillères face à toutes les évidences…

  2. Quand on observe la campagne de Macron, avec l’affaire Fillon pilotée par les médias et la Justice, puis le silence des médias subventionnés sur les affaires Ferrand, les emplois fictifs du Modem et le Bayrou Gate, il est évident que la déclaration de Michèle LERIDON n’est qu’un tissu de mensonges.

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