Amazon a déposé un brevet pour « mettre en cage » ses salariés. L’entreprise parle d’une « mauvaise idée »

Deux chercheurs ont exhumé un brevet déposé par Amazon qui prévoyait de créer des « cage individuelles sur roues ». Officiellement, il s’agissait de permettre aux salariés de saisir des objets en hauteur tout en les protégeant des éventuelles chutes de colis. Pour les chercheurs, il s’agit avant tout du signe de « l’aliénation des travailleurs.« 

Récemment, nous parlions déjà du géant de la vente en ligne pour son armée de modérateurs sur les réseaux sociaux qui vantent les mérites de leur employeur contre quelques avantages. Aujourd’hui, Amazon est encore sur le devant de la scène à cause d’un projet un peu plus déconcertant. 

 

Deux chercheurs ont découvert, alors qu’ils travaillaient dans les bases des données répertoriant tous les brevets obtenus sur le sol états-unien Kate Crawford et Vlatan Joler ont mis la main sur un brevet détenu par Amazon qui présentait son « système et méthode pour le transport de personnel dans un espace de travail actif ». 

« L’illustration extraordinaire de l’aliénation des travailleurs »

D’après le schéma ci-dessus et les explications d’Amazon, cette cage sur roues permet à un salarié de saisir des objets haut-perchés avec le bras mécanique, tout en le protégeant des éventuelles chutes de colis. Mais pour le deux chercheurs, ce projet fait du « travailleur une pièce d’un ballet mécanique, tenu droit dans une cage qui dicte et contraint son mouvement. »

 Dissimulé parmi les milliers de brevets détenus par Amazon accessibles au public, le brevet américain n° 9 980 157 illustre de façon extraordinaire l’aliénation des travailleurs, un tournant décisif dans la relation entre les humains et les machines.

Kate Crawford et Vlandan Joler

Face à la pluie de critiques, Amazon s’est défendue en affirmant que si le projet avait bien été breveté, il n’avait jamais été utilisé.

Parfois, même les mauvaises idées sont soumises pour des brevets.

Dave Clark, dirigeant chez Amazon

Par ailleurs, l’entreprise affirme que l’idée n’était pas de mettre les salariés en cage mais bien de les mettre en sécurité alors qu’ils évoluent dans des espaces clôt, en contact rapproché avec des robots.

 

Bien évidemment, contre le bad buzz, de nombreux twittos sont venus défendre l’entreprise en justifiant l’argument sécuritaire. Néanmoins, si l’on observe attentivement, les comptes portent tous la mention « Amazon FC Ambassador ». Oui, ils font partie des modérateurs employés par Amazon pour lutter contre les bad buzz sur Twitter. 

De là à questionner leur impartialité, il n’y a qu’un pas… Que nous ne ferons pas…Si ?

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