Après le plus gros braquage de l’histoire, la sécurité des cryptomonnaies interroge !

RGPD

Le Japon a annoncé, ce lundi 28 janvier, que des mesures administratives seraient prises à l’encontre de Coincheck, une société spécialisée dans la cryptomonnaie, qui s’est fait dérober 342 millions d’euros. Si la compagnie devra aussi indemniser 260 000 clients, ce braquage virtuel, qui n’est pas le premier du genre, vient relancer le débat sur la sécurité des cryptomonnaies. 

C’est une nouvelle forme de braquage qui voit le jour. Samedi dernier, un site internet japonais annonçait le vol de plus de 400 millions de dollars en jetons. De son côté, la société Coincheck chiffrait à 500 millions le nombre de jetons dérobés. 

La plateforme Coincheck a dû suspendre les retraits de tous les actifs en cryptomonnaie, sauf pour le Bitcoins. Le gouvernement a ensuite fait savoir que des mesures administratives seraient prises à l’encontre de Coincheck, « pour qu’elle améliore ses activités, notamment en termes de protections de clients. Tout en recherchant la cause de l’incident, nous souhaitons que les ministères et agences concernées étudient de manière urgente les autres mesures dont nous avons besoin« , sous-entendu pour mieux réguler ces monnaies. 

La sécurité des cryptomonnaies remise en question

Ces cyberattaques tendent à se multiplier, jusqu’à faire s’effondrer quelques sociétés spécialisées dans les monnaies virtuelles. En 2015, la société Mt.Gox qui gérait près de 80% des échanges mondiaux en Bitcoins, avait fait faillite après le vol de 500 millions de dollars virtuels. 

Avec des cours qui flambent, la tentation devient trop forte pour certains. C’est comme ça qu’un agent des services de renseignement américain avait été condamné à 6 ans de prison pour avoir dérobé des Bitcoins alors qu’il surveillait une place de marché utilisée par des trafiquants de drogue. 

Voler des cryptomonnaies ?

Aujourd’hui, les combines d’arnaques pullulent sur le net, et elles ne visent pas seulement les grandes entreprises. Outre les logiciels malveillants et les sites qui escroquent ces victimes en se faisant passer pour des revendeurs de monnaies virtuelles, les groupes spécialisés voient aussi apparaître des techniques plus discrètes.

Ainsi, certains utilisent des « cryptostealers » (des voleurs de cryptomonnaie). Pour effectuer un transfert d’un compte à un autre, l’utilisateur doit connaître l’identifiant du compte receveur. Le logiciel pirate surveille l’adresse de destination et la substitue directement avec celle du voleur, faisant que la victime transfert directement l’argent sur le compte du voleur. 

En novembre dernier, la société High-Tech Bridge estimait que 90% des 2 000 applications mobiles de portefeuille virtuel de cryptomonnaie disponibles, contiendraient au moins 2 failles de sécurité correspondant à « un risque élevé. » Et il s’agit d’une sous-estimation puisque l’étude fait savoir que, « seul le front-end avait été étudié et que des brèches de sécurité pourraient exister dans le back-end. »

Ces vols en pagaille ne sont pas non plus sans conséquences sur les marchés. Ainsi, la valeur de NEM, la cryptomonnaie de Coincheck, a vu sa valeur reculer de 16% dans les 24h après le braquage. Celle du Bitcoin reculait de 4,75%, celle de Ripple accusait 9% de moins et Etherum clôturait avec -2,35% de sa valeur. 

1 commentaire sur Après le plus gros braquage de l’histoire, la sécurité des cryptomonnaies interroge !

  1. les cryptomonnaies sont d’excellents systèmes de spéculation effrénées à l’usage des cupides ordinaires, rien d’étonnant à ce qu’elles soient l’objet d’attaques pouvant réussir, la preuve !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Hey, salut toi le lecteur de Décider et Entreprendre.


Ça fait maintenant deux ans que D&E existe et continue de se développer. Et le tout, sans jamais avoir reçu de subvention. Alors depuis maintenant un mois, D&E a décidé et entrepris d'intégrer quelques publicités sur sa homepage, mais aussi au cœur de ses articles. Car D&E rémunère ses équipes.


Derrière D&E se cachent des journalistes, des développeurs informatiques, des responsables communications, mais aussi des éditorialistes de passage. Tout ce petit monde travaille d'arrache-pied pour ramener de l'information fraîche, des points de vues tranchés, mais argumentés et autres gaudrioles à l'un des seuls médias en ligne complètement indépendant, à la ligne éditoriale libre, mais aussi en plein développement.


Alors, voilà, aujourd'hui, cher lecteur, on te demande un petit geste de pas grand-chose. Non, range ton portefeuille (bien que l'on accepte aussi les dons). Non, on te demande juste de désactiver ton bloqueur de pub (Ad-Block, AdThwart, Webmail Ad blocker, etc) le temps de ta navigation sur notre site ou de mettre une exception de blocage qui concerne D&E.


Le simple fait d'afficher les pubs sur notre site nous permet de rémunérer nos « incroyables » équipes. Promis, les publicités ne sont pas invasives ni agressives. On peut même les cacher si on veut (avec la petite croix dessus).


Ça nous ferait vraiment plaisir et ça permettrait qu'on s’achète notre table de ping-pong continue à écrire librement, à titiller les puissances en place, mais aussi à proposer d'autres pistes de réflexion sur des sujets habituellement traités par les médias subventionnés.


Un petit geste pour toi, mais un grand pas pour Décider & Entreprendre.


Merci à toi, ô lecteur de D&E. Et bonne lecture.

Lire les articles précédents :
Et si la fiscalité des assurances-vie était complètement transformée ?

Dans le volet assurance-vie du dossier remis par le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), l'institution reliée à la Cour des comptes...

Fermer