Encore une baisse du climat dans l’industrie manufacturière

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Dans un contexte d’atonie générale du secteur industriel, le climat des affaires dans l’industrie manufacturière ne peut que fléchir en octobre 2016. L’enquête mensuelle de l’Insee auprès des chefs d’entreprise a notamment révélé un solde d’opinion à 102, en recul d’un point par rapport à septembre. Regardons de façon très détaillée les principaux chiffres clés.

Les industriels dans l’incertitude conjoncturelle

L’analyse factorielle des opinions des chefs d’entreprise a ressorti en octobre un indicateur de climat des affaires légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme :

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Le solde d’opinion des industriels se situe à 102, dépassant à peine sa moyenne 100 depuis 1976 et loin des enthousiasmes d’avant-crise. D’ailleurs, les indicateurs des principaux sous-secteurs de l’industrie manufacturière s’approchent tous de la normale, sans conjecturer une éventuelle accélération d’ici la fin de l’année. Zoomé par l’Insee avec l’indicateur de retournement, le climat des affaires actuel se trouve en zone d’incertitude conjoncturelle, sans doute lié à la fin du quinquennat et aux prochaines élections.

Optimisme décrépi dans les perspectives générales de production

Les perspectives générales de production ont perdu 4 points dans l’indicateur d’opinion des industriels comme nous montre ce petit tableau :

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Une embellie dans les carnets de commandes, une stagnation frustrante dans les perspectives personnelles de production et les stocks, l’industrie manufacturière est manifestement en berne. Dans les sous-secteurs, seuls les biens d’équipement en produits informatiques, électroniques et optiques (+3 points) ainsi que les équipements électriques (+6 points) enregistrent un rebond.

Du côté de l’État, aucune impulsion ne semble présager un redressement du secteur industriel en général et ce ne seront certainement pas les budgets récemment proposés qui arrangeront l’affaire. Au contraire, le gouvernement obère l’investissement et la compétitivité, conduisant vers une nouvelle baisse du chiffre d’affaires des industriels d’ici la fin de l’année.

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