Baisse du taux de marge des entreprises au 2è trimestre 2016

Temps de lecture : 2 minutes

Cet article a été lu 1385 fois

Le gouvernement, « l’ami des entreprises » maintient son « ça va mieux ». Pourtant, selon l’Insee, elles subissent un repli de leur taux de marge au 2e trimestre 2016. Une situation miroitée avec l’année 2015 et qui tend à persister puisque le pouvoir d’achat des ménages est à la traine.

Le taux d’investissement isolé dans le vert

Les sociétés non financières (SNF) ne sont pas dans leur plus grande forme au deuxième trimestre 2016 malgré le vent d’optimisme de Bercy et des chefs d’entreprise :

taux-de-marge-des-snf

Tous les ratios perdent du terrain au 2e trimestre, sauf pour le taux d’investissement qui progresse timidement de 0,1%. Le taux de marge retrouve quasiment son même niveau qu’au dernier trimestre 2015 en reculant de 0,4%. La baisse la plus marquante est celle de l’autofinancement qui passe de 92% à 88,8% (-3,2% après +5,1%).

L’Insee incrimine le repli de la productivité apparente du travail et « le rebond du prix du pétrole ». Aussi, l’office de la statistique affirme que « la réduction des cotisations familiales depuis avril, dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité » a évité le pire… en nous offrant 0,1% dans l’investissement.

L’évolution « trop » modérée du pouvoir d’achat

Le revenu disponible brut (RDB) des ménages ralentit sa croissance tout comme leur pouvoir d’achat, mais le premier de façon plus modérée que le deuxième :

pouvoir-dachat-des-menages

Le pouvoir d’achat des ménages français est toujours en progression au 2e trimestre, mais suivant un rythme bien moins soutenu qu’au premier trimestre : +0,2% contre +0,6%. On retrouve la même cadence à la traine avec le RDB par unité de consommation en considérant la taille du ménage : +0,1% contre +0,5%.

La politique d’austérité en 2010, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires et la hausse d’impôts par le quinquennat Hollande ont semble-t-il spolié 350 € aux Français en 6 ans. Si le premier ministre affirme avoir réduit les impôts sur les ménages depuis 2014, l’hémorragie du pouvoir d’achat peine encore à se résorber… « Ça ira peut-être mieux » après qui sait…

print

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Lire les articles précédents :
Négociation collective: la fable des accords d’entreprise

Le bilan de la négociation collective pour 2015 (publié avec deux mois de retard par rapport aux autres années) donne...

Fermer