Blockchain et cryptomonnaies : même l’humanitaire s’y met

La technologie blockchain que l’on retrouve derrière les cryptomonnaies s’invite aussi dans l’humanitaire. Elle permet de donner une identités virtuels aux nécessiteux tout en apportant plus de transparence aux transferts d’argents.

Blockchain, cryptomonnaies et ICO ne sont plus seulement l’apanage des entreprises et des investisseurs ayant eu le nez creux. L’une des première organisation humanitaire à avoir senti le coup est l’UNICEF qui a réuni fin 2017, au Kazakhstan, 150 ingénieurs pour améliorer le stockage et la transmission d’informations sur un registre transparent et sécurisé.

Des contrats intelligents et transparents 

La particularité de la technologie blockchain est qu’elle permet de mettre en place des contrats dits intelligents. Ces contrats numériques font se suivre une série d’actions qui s’activent lorsqu’une action X convenue à l’avance entre les parties est exécutée. Dans le cadre d’actions humanitaires, il lie l’organisation à ses partenaires sur des actions de livraison, de paiement, etc…

Plusieurs bénéfices sont possibles grâce à ce système : pour les organisations car elles sécurisent leurs contrats tout en supprimant des intermédiaires mais aussi pour les donateurs car avec l’adresse de la blockchain, ils ont accès à la totalité du contrat mais aussi au cheminement complet de leurs dons. 

De son côté, l’UNICEF a aussi développé un logiciel qui permet à ceux qui l’installerait de miner des cryptomonnaies au profit d’enfants syriens.

Un système encore trop limité

Le projet n’en est encore qu’à ses balbutiements. D’abord, Christopher Fabian, en charge du fonds dédié à l’innovation à l’UNICEF confie à l’AFP l’échec de leur première tentative de contrat intelligent. 

Cela n’a abouti à rien. Mais on a beaucoup appris et on recommence cette année à Mexico.

Indirectement, les organisations se confrontent aussi au problème de la protection des données. Dans le camps d’Azrak en Jordanie, les réfugier peuvent s’identifier grâce à leur iris, ayant ensuite accès à un compte nominatif où sont stockés leurs crédits générés par la blockchain. Actuellement, le cadre réglementaire est assez flou sur la question. 

Reste donc à savoir qui s’assure que les informations ne sont pas piratées, qu’elles soient authentifiées. Mais aussi qu’elles soient valables dans plusieurs pays. 

Il reste aussi un problème majeur qui conditionne entièrement l’utilisation de la blockchain : il faut avoir un accès internet. Sans ça, pas de contrat intelligent.

Autrefois on distribuait de l’aide depuis l’arrière d’un camion, maintenant on passe de plus en plus souvent par le versement d’argent sous forme de cash, de coupons, de cartes électroniques.

Alex Sloan, responsable innovation au Programme alimentaire mondial des Nations unies

2 Trackbacks & Pingbacks

  1. Revue de presse – Viens, allons voir du côté de la blockchain !
  2. Cryptomonnaie : l'UNICEF lance une plateforme de minage de Monero - Décider et Entreprendre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Hey, salut toi le lecteur de Décider et Entreprendre.


Ça fait maintenant deux ans que D&E existe et continue de se développer. Et le tout, sans jamais avoir reçu de subvention. Alors depuis maintenant un mois, D&E a décidé et entrepris d'intégrer quelques publicités sur sa homepage, mais aussi au cœur de ses articles. Car D&E rémunère ses équipes.


Derrière D&E se cachent des journalistes, des développeurs informatiques, des responsables communications, mais aussi des éditorialistes de passage. Tout ce petit monde travaille d'arrache-pied pour ramener de l'information fraîche, des points de vues tranchés, mais argumentés et autres gaudrioles à l'un des seuls médias en ligne complètement indépendant, à la ligne éditoriale libre, mais aussi en plein développement.


Alors, voilà, aujourd'hui, cher lecteur, on te demande un petit geste de pas grand-chose. Non, range ton portefeuille (bien que l'on accepte aussi les dons). Non, on te demande juste de désactiver ton bloqueur de pub (Ad-Block, AdThwart, Webmail Ad blocker, etc) le temps de ta navigation sur notre site ou de mettre une exception de blocage qui concerne D&E.


Le simple fait d'afficher les pubs sur notre site nous permet de rémunérer nos « incroyables » équipes. Promis, les publicités ne sont pas invasives ni agressives. On peut même les cacher si on veut (avec la petite croix dessus).


Ça nous ferait vraiment plaisir et ça permettrait qu'on s’achète notre table de ping-pong continue à écrire librement, à titiller les puissances en place, mais aussi à proposer d'autres pistes de réflexion sur des sujets habituellement traités par les médias subventionnés.


Un petit geste pour toi, mais un grand pas pour Décider & Entreprendre.


Merci à toi, ô lecteur de D&E. Et bonne lecture.

Lire les articles précédents :
SNCF: l’uppercut de l’ex-patron d’Air France à l’apparatchik qui rêvait de lui succéder

Le rapport Spinetta, ancien président d'Air France, sur l'avenir de la SNCF, ne manque pas de piquant. Ce n'est pas...

Fermer