Chronique junonienne IX : Brigitte au chocolat, par Charlotte Dareau

Adhérents syndicaux

Nous publions aujourd’hui le neuvième chapitre de nos chroniques junoniennes, exercice pastiche traitant avec humour du rôle de la première dame.

Mes mignons,

 

C’est trop fort, ils abusent là, s’attaquer à la chocolaterie de Ma famille, ils poussent vraiment le bouchon trop loin !

Figurez-vous que depuis jeudi dernier, les cheminots ont mis un piquet de grève devant la boutique des parents à Amiens, enfin, celle de mon frère maintenant. 5 générations de Trogneux, c’est sûr que cela en impose à ces gens qui ne sont « rien » comme dit toujours Manu.

 

Mais ce n’est pas fair-play du tout. Ils terrorisent notre personnel qui n’en peut mais, ils les obligent à fermer la boutique- et on perd de la clientèle- et en plus ils s’imaginent qu’avec leurs « Brigitte avec nous », je vais avoir envie d’intercéder pour eux auprès de Manu, ou d’Elisabeth. Mais Ils se fourent le doigt dans la brioche aux pépites de chocolat ! J’irais même plus loin : ils hallucinent du macaron, ces gens-là !

Passe encore qu’il y ait parfois des moments un peu tendus au Touquet, devant la maison des parents – que Manu a si bien retapée avec tout l’argent qu’il a gagné chez ces banquiers au nom allemand, je ne me rappelle plus lequel – mais, après tout, les voisins se sont habitués depuis un an, et puis ils en profitent aussi un peu car cela soutient l’activité locale, quoiqu’en dise mon cher Daniel Fasquelle. Ils vendent même des tee-shirt : bon, c’est vrai, je n’en mettrais pas car ce n’est pas trop mon genre de mettre autre chose que du Vuitton. Mathieu est formel, je ne dois pas mélanger les genres, il faut rester sur une même ligne. Mais il paraît qu’ils s’écoulent comme des petits pains, ces Tee shirts. « Le Touquet, ville présidentielle », on leur a fait un beau cadeau quand même, avec notre élection : Latché et Bity pourraient pas en dire autant. Ca leur jamais rien rapporté.

 

 Mais là où ils exagèrent  ces cheminots,c’est qu’ils gênent carrément le business de la chocolaterie et j’ai encore des parts dedans, moi, alors je ne rigole pas. Faudrait pas que cela vienne diminuer ma pension, parce que la retraite de l’Education Nationale, c’est pas le nirvana, surtout quand on a des frais de garde-robe et de coiffeur comme moi.

 

Trogneugneux, il faut qu’on m’emmène à la Lanterne pour que j’aille voir où en sont mes légumes, cela me détendra.

Charlotte Dareau est contributrice sous pseudonyme.

2 commentaires sur Chronique junonienne IX : Brigitte au chocolat, par Charlotte Dareau

  1. Toujours aussi cons ces syndicats.
    Faut dire pourquoi ils chercheraient à s’améliorer, ils sont en position de monopole.
    Et oui en France, ne peut pas créer un syndicat de salariés ‘représentatif’ qui veut !

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