Quand Collomb s’embrouille dans les lois de la République

Les députés commencent ce lundi 25 septembre, l’examen du projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Environ 480 amendements ont été déposés. C’est dans ce contexte que le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a présenté ses prérogatives. Tout allait pour le mieux quand il se « mélangea les pinceaux ».

C’est devant une Assemblée très clairsemée que le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb présentait un projet de loi pour le renforcement des forces anti-terroristes en France. Probablement intimidé par une assemblée aussi pleine, que l’ancien maire de Lyon s’est laissé aller à une malheureuse bafouille.

Loi sur les associations ou sur la séparation de l’église et de l’Etat ?

Toujours dans sa verve qui lui est propre, Gérard Collomb démontrait à nouveau son attachement aux libertés des français, malgré le climat de tensions dans lequel le pays est plongé. Et c’est là qu’est arrivé le drame.

« Nous ferons respecter les lois de 1901 sur la laïcité. »

Gérard Collomb, le 25/09 à l’Assemblée Nationale

Loupé. En 1901, c’est la loi relative au contrat d’association qui est mise en place. L’un des grands textes fondateurs de la laïcité en France est arrivé quatre ans plus tard, en 1905. Il s’agit de la Loi sur la séparation de l’église et de l’Etat.

On peut arguer que Gérard Collomb a lu trop vite sa fiche. C’est sans doute vrai, car il enchaînait ensuite en annonçant qu’il se donne six mois pour qu’il ne reste en France, que des associations culturelles qui respectent les lois françaises en vigueur.

Mais cette bafouille fait écho à l’inexpérience des nouveaux députés à l’Assemblée qui bénéficient d’ailleurs (ou non) de formations express pour combler leurs lacunes.

Article 1er :  » La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes […] « 

Loi de séparation des Églises et de l’État

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