La consommation de biens médicaux à près de 9% du PIB

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La consommation de soins et biens médicaux (CSBM) en France représente en 2015 près de 9% du PIB, d’après un document publié par la Drees. Une part qui a légèrement fléchi suite à un taux de croissance plus dynamique du PIB. Heureusement que les dépenses de santé ont augmenté en termes de valeur.

Un taux de croissance trop volatile

Dans un contexte où la politique de dépense de santé de l’État mise sur une règlementation stricte des prix, force est de constater que le résultat n’aboutit pas encore à une stabilité de la CSBM.

Taux de croissance CSBM

Depuis 2002, le taux de croissance en valeur de la CSBM a progressivement chuté pour atteindre un niveau très bas d’après le graphique. Très beau tableau, sauf que les chiffres indiquent en réalité une hausse de 1,8% des dépenses de soins en France en 2015 pour atteindre 194,6 milliards d’euros (2 930€/habitant), approchant 9% du PIB. Entre 2010 et 2015, les prix de la CSBM ont chuté de manière drastique alors que le taux de croissance, en dents de scie sur le graphique, reste mal maitrisé.

Les soins de ville et les soins hospitaliers prennent le large

Voici comment la CSBM est structurée en fonction des soins :

Encadré CSBM

La CSBM est composée en grande partie de soins hospitaliers (46,7%) et de soins de ville (26%) ; les parts les plus financées par la Sécurité sociale (respectivement de 91,3% et 64,7% en 2015). Ces soins sont également en progression, que ce soit en termes de volume (2,1% et 1,9%) ou de valeur (1,9 % et 2,3%), ce qui n’épargne pas le budget de la Sécurité sociale.

La politique de maitrise du prix ne suffit donc pas encore à optimiser la gestion des dépenses de santé de façon durable. Il est certes légitime de se féliciter de la baisse du reste à charge des ménages (2015/2014 : 8,4% contre 8,6%), mais on y soupçonne une dépense excessive de la Sécurité sociale et de l’État. Un repli essentiellement dû à la hausse du nombre de personnes sujettes aux affections de longue durée (ALD), au remboursement de nouveaux actes et à l’abandon de certains soins au profit de ceux qui sont mieux remboursés. Comme quoi il faut payer pour que le reste à charge diminue !

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3 commentaires sur La consommation de biens médicaux à près de 9% du PIB

  1. C’est dans ces pages qu’un de vos membres avait publié un article intitulé, si je me souviens bien “L’industrie du médicament a t-elle encore le droit de gagner de l’argent ?”
    Je lui avais mis une flopée de liens afin qu’il voit ce qu’est réellement l’industrie pharmaceutique.

    J’espère qu’il lira ceci, et……. qu’il n’est pas en train de suivre un traitement médical ! :
    http://journal-neo.org/2015/06/18/shocking-report-from-medical-insiders/

    Le Dr. Marcia Angell est très connue par la communauté médicale pour la qualité de son travail.

    Mais, n’est-ce pas, il est toujours plus facile de trouver un bouc émissaire : les médecins, les services de santé, etc…. jamais l’industrie pharmaceutique, puisqu’elle peut rapporter des milliards !!
    Son article avait été également publié sur Contrepoints et j’ai bien rigolé, dernièrement, lorsque j’ai trouvé que ce site était classé dans les sites “qui mélangeaient tout”… Ne lisez pas “qui parlaient de tout.”
    N’insistez pas, je n’en dirai pas plus……

  2. Et, si l’on allait passer une soirée au cinéma ? Vous êtes partants ? GO !

    A Billion Lives, un film historique au-delà de la vape
    ……
    l’industrie du tabac s’occupe de vendre le produit qui rend malade et qui tue ;

    l’industrie pharmaceutique s’engraisse en proposant des produits pour arrêter de fumer qui marchent mal, et se bâfre en fournissant des traitements pour les malades ;

    les états perçoivent des taxes et « compensations » pour atteintes à la santé publique, sans que jamais cet argent ne serve à combattre le mal à la source, pendant que se gavent politiciens corrompus, autorités et chercheurs qui ne trouvent jamais rien ;

    et enfin les anti-tabac qui se financent sur le drame sanitaire et humain sans jamais non plus résoudre le problème, ne se chargeant que de dénigrer le fumeur, le seul et idéal coupable, imposant une idéologie de l’abstinence qu’il savent inatteignable, faisant ainsi le jeu de l’industrie du tabac tout en insufflant un effroyable sentiment de normalité dans l’opinion publique
    ……..
    http://www.vapyou.com/billion-lives-film-historique-vape/

    Je vous laisse en lire la totalité. Par contre, je ne voudrais pas que vous manquiez un commentaire, celui d’Elcamino. J’en fais un copier/coller :

    Elcamino sur 14/09/2016 à 16:28

    Effectivement, 3000 morts par an sur les routes contre 78000 morts/an dû au tabagisme, dont au moins 30000 à 40000 pourraient être évitées grâce à LA VAPE !
    Je suis révolté et j’ai la haine contre les gouvernements, l’OMS (Margaret CHANG particulièrement), les assos anti-tabac, (DNF particulièrement, attaquant en justice des shops internet pour un pauvre visuel de tabac et recevant 300000 € de subventions de nos impôts pour 20 membres actifs !)
    Je suis dégouté mais prêt à me mobiliser comme je ne l’ai jamais été de toute ma vie, et je suis sûr qu’il y en a beaucoup comme moi.
    Alors OUI, LA VAPE VAINCRA !!!

    Alors, elle est pas belle la subvention ? Evidemment, on retrouve encore l’industrie pharmaceutique “qui a bien le droit de se faire de l’argent (sur la mort), et tous les idiots utiles au système qui n’ont jamais lu le Professeur Molinard, qui lui explique que même avec un cancer, le fumeur demandera un cigarette, que même avec une jambe coupée, la personne continuera à fumer. Les idiots utiles qui n’ont jamais compris qu’il y avait autre chose derrière cette addiction au tabac : quelqu’un qui souffre certainement et depuis très longtemps !

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