Mais de quel bord politique est vraiment Muriel Pénicaud ?

Va-t-on enfin savoir qui est vraiment Muriel Pénicaud ? Alors qu'elle était reçue ce dimanche par France Inter dans "Questions politiques", elle a avoué ne pas bien savoir où elle se situe politiquement. Mais loin d'être anecdotique, cette situation fait mauvais genre quand au même moment elle lance les concertations pour la transformation de l'apprentissage. 

D'après Corinne Reignoux-Hénonin, psychomotricienne et enseignante à l'Institut de formation des psychomotriciens de Lille, 1 personne sur 10 n'arrive pas à distinguer sa droite de sa gauche. Elle expliquait en mars 2015 que les causes pouvaient être multiples : psychologiques, neurologiques, sociales...  De la même manière, les conséquences varient, de bénignes lorsque vous devez choisir une route, à plus grave si un chirurgien doit opérer. Malheureusement, il semblerait que Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, souffre de ces mêmes troubles. 

" Je suis incapable de dire si je suis de droite ou de gauche "

En fait, la ministre ne possède pas de trouble de la latéralité. C'est juste qu'elle raisonne différemment, elle ne conçoit pas l'échiquier politique comme binaire, séparé entre la droite et la gauche. " Je suis persuadée qu'on peut faire converger l'économique et le social. Traditionnellement en France, on pense que l'économique est de droite et le social de gauche. Ca se discute " explique-t-elle. D'où son adhésion au mouvement "En Marche", où le but est de faire converger l'économique et le social. 

" J'ai voté plus souvent à gauche qu'à droite mais il y avait toujours un "mais". Aujourd'hui avec "En Marche", moi je m'y retrouve. "

Un acte vaut mieux que mille paroles

Pour étayer son propos, Muriel Pénicaud reprend l'une de ses plus grandes réussites quand elle était DRH du groupe Danone. " J'ai mis en place la première protection sociale mondiale pour les salariés ". Avant de rajouter " avoir sauvé des vies " par la même occasion. Si la volonté sociale de cette action est indéniable, elle n'oublie pas de rappeler " qu'il faut des ressources, que ce soit économiquement intelligent " pour que le procédé puisse exister. En clair, Muriel Pénicaud ne sauve des vies que si c'est économiquement intéressant. Malgré toute notre bonne volonté, cette histoire sonne très à droite...

Rappelons aussi que Muriel Pénicaud a fait l'objet d'un reportage de "Complément d'enquête" sur France 2. Ce dernier portait sur ses pratiques plus que discutables quand elle était directrice générale de Business France. Et on ne peut pas dire que " social " ait été son maître-mot. Quelques jours après son annonce de l'ouverture des concertations sur les transformations que va subir l'apprentissage en France et à la vue de ses combats professionnels, on peut presque imaginer si sa refonte de l'apprentissage tiendra plus du social ou de l'économique.  

Elle fait des ressources humaines, mais elle est tout sauf humaine. Ici, elle a traité les gens extrêmement mal. "

Elle voulait que les gens soient disponibles en permanence. "

Source : France 2

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