De plus en plus de français se dopent pour tenir au travail

En 2016, vingt millions d’actifs français sont concernés par la consommation de substances psychoactives. Lors du deuxième congrès « travail, santé et usage de psychotropes », l’association Additra dévoile les risques de ces substances avec le travail.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 29 millions d’actifs en poste ou au chômage que recensait l’INSEE pour l’année 2016, 20 millions ont déjà consommé une substance psychotrope légale ou illégale. Les professionnels de santé s’inquiètent du lien entre l’utilisation de produits dopants et le travail.

La France reine de la consommation de produits psychoactifs

Consommer des produits pour « tenir, pour dormir ou récupérer » prend de plus en plus d’ampleur. L’association Additra (addictologie et travail) se pose la question du lien entre la prise de substances et avec le travail. Le docteur en psychologie Marie Pezé, responsable du réseau des consultations de l’association Souffrance et travail, estime que ce lien est évident et parle même d’une situation « catastrophique ». Elle constate une augmentation générale des traitements qu’ils soient licites ou illicites. Elle parle de :

Cocaïne chez les traders » et les communicants, « amphétamines » chez les artistes notamment, alcool « en forte augmentation chez les plus jeunes », cannabis pour « redescendre »…

D’après plusieurs enquêtes nationales, on constate que la France est l’un des pays les plus consommateurs de médicaments psychotropes d’Europe.

Une consommation banalisée

L’augmentation de la consommation de produits analgésiques (morphine, paracétamol, etc.) et des médicaments, utilisés pour les troubles bipolaires ou dépressifs, démontre une banalisation dans la consommation de ces produits. 1 actif sur 3 consommerait des médicaments en lien avec des problèmes rencontrés au travail. La substance illicite la plus utilisée reste le cannabis, avec 42% des adultes qui déclarent en avoir déjà consommé. Les secteurs les plus touchés par le recours aux produits psychoactifs sont le transport, le secteur agricole, la pêche et la marine, les métiers des arts et du spectacle, mais aussi la restauration ainsi que l’information et la communication. 

De plus en plus d’actifs ont une utilisation des produits soit pour tenir, soit pour dormir ou récupérer, soit pour se construire une identité professionnelle

(Gladys Lutz, chercheuse et présidente de l’association Addictologie et travail)

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