Les employeurs et les familles, grandes victimes de la fiscalité française

Les candidats à la présidentielle feraient bien de s’inspirer du tableau de comparaison produit par l’OCDE sur la fiscalité dans le monde industrialisé. Celui-ci confirme et étaie un état de fait bien connu: la France n’est pas la championne du monde de la pression fiscale sur les célibataires, en revanche elle l’est sur les familles et sur les employeurs.

La fiscalité sur les célibataires pèse surtout sur l’employeur

Ainsi, le coin fiscal moyen qui s’exerce sur les célibataires et d’environ 48% des revenus, ce qui place la France en quatrième position des pays industrialisés. Mais sur ces 48%, 21 points reposent directement sur les personnes concernées, et le solde repose sur l’employeur, par l’intermédiaire des cotisations de sécurité sociale. La France est le pays qui impose le plus les employeurs…

Elle est aussi l’un des pays où le chômage est le plus élevé.

Le poids de la pression fiscale sur les familles

S’agissant des familles, la situation est pire. Avec 40% des revenus prélevés en moyenne pour un couple marié avec deux enfants, la situation française est la pire du monde industrialisé, loin devant l’Allemagne à 34% de prélèvements et la Grande-Bretagne à 25%. Là encore, c’est l’employeur, à travers la cotisation de sécurité sociale, qui assume l’essentiel de l’effort fiscal, quand l’impôt sur le revenu représente à peine 5% des prélèvements.

Une fois de plus, le coût de la protection sociale pour les employeurs apparaît comme un facteur essentiel de pénalisation de l’emploi et comme un recours commode pour augmenter une pression fiscale dont la contrepartie en termes d’externalité positive pour les salariés eux-mêmes reste à explorer.

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