En Espagne, on peut payer son café avec des cryptomonnaies

L’enseigne espagnole de restaurants Nostrum a noué un partenariat avec une entreprise spécialisée dans les paiements dématérialisés pour accepter les cryptomonnaies. Un nouveau signe fort qui plaide pour l’avènement des cryptomonnaies.

Un pas de plus vers l’intégration des cryptomonnaies dans la société ? Du côté de l’Espagne, une chaîne de restaurants a fait le pari d’entièrement intégrer la blockchain et les cryptomonnaies dans son système économique. 

Ainsi, comme le révèle le quotidien Expansion, Nostrum qui dispose de 130 enseignes en Espagne, accepte les paiements en Bitcoins, de même qu’elle s’est aussi mise à vendre des cryptomonnaies.

« Si vous avez besoin de lever beaucoup de capitaux, dans la blockchain »

Le groupe a noué un partenariat avec l’entreprise spécialisée Cyclebit. Cette dernière a développé, en association avec la plateforme de paiement Ibox, un système économique fonctionnel qui intègre les paiements en cryptomonnaie.

A terme, Cyclebit espère développer des applications pour smartphone qui permettront d’accepter les paiements en provenance de portefeuilles de cryptomonnaies mais aussi de comptes bancaires classiques. 

Ainsi, l’entreprise a mis sur pieds une carte de fidélité qui permet aux clients d’acheter et de commander des plats pour un prix allant de 1 à 3€. Seulement, ces paiements peuvent être fait grâce à des euros classiques mais aussi grâce à des cryptomonnaies. 

Quirze Saomo, PDG de Nostrum, qui voit son enseigne se développer hors de l’Espagne comme par exemple en France avec un réseau qui devrait atteindre les 250 restaurants d’ici 2022 dans l’hexagone, espère aussi que ces filiales souscriront à l’option « meal token« .

Si vous avez besoin de lever beaucoup de capitaux, il faut aller là où il y a de l’argent ; c’est le cas du marché de la « blockchain » où les opérateurs recherchent de nouveaux investissements. 

Quirze Salomó, PDG de Nostrum

Restait donc une question en suspens. Que faire si la valeur des cryptomonnaies souffrent de fortes variations ? Pour le PDG, aucune crainte à avoir. « Nous garantirons aux détenteurs de notre crypto-monnaie sa contre-valeur en euros. Et notre ICO sera réglementé en Suisse dont nous pensons que la régulation est la meilleure en la matière.« 

Du côté des observateurs et des grands acteurs financiers des systèmes économiques actuels, la méfiance est de rigueur. On parle fortement de l’explosion d’une bulle spéculative. Seulement, il semblerait bien que malgré ces investissements, bien fondés ou non, que la blockchain et les cryptomonnaies continuent leur développement.

A tel point que de plus en plus d’entreprises commencent à les incorporer dans leur fonctionnement. De même, plusieurs Etats européens se montrent aussi de moins en moins frileux quant à ces technologies. Malte, le Liechtenstein, la Suisse, maintenant l’Espagne. 

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