Faut-il choisir la complémentaire santé la moins chère ?

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Le chef d’entreprise peut être tenté de choisir pour la complémentaire santé la moins chère en espérant faire quelques économies. En optant pour cette stratégie, il peut tomber dans quelques pièges cachés. Ainsi, l’offre la moins chère est-elle forcément la plus rentable pour le chef d’entreprise ?

 

Les garanties santé peuvent être insuffisantes

Lorsque l’employeur sélectionnera la complémentaire santé applicable à son entreprise, il cherchera celle qui garantira les meilleures prestations possibles tout en essayant de payer une cotisation raisonnable au regard de ses finances. Concrètement, l’objectif sera de dénicher un contrat de santé peu cher avec une couverture optimisée pour ses salariés.

Il est évident que le coût du contrat santé a une importance non négligeable pour l’entreprise. Néanmoins, l’entreprise ne doit pas se focaliser uniquement sur le seul fait d’avoir un tarif faible. Le risque d’une telle démarche serait que le contrat de complémentaire santé finalement conclu comporte une couverture trop faible. Or, il ne faut pas oublier que l’objectif est de garantir les dépenses de santé des salariés dans le respect des garanties minimales obligatoires prévues par la loi. L’employeur a même un certain intérêt à envisager la conclusion d’un contrat plus généreux que le minimum légal afin de proposer à ses salariés des garanties suffisantes.

 

Un régime santé destiné à être instable

Il arrive que des organismes assureurs proposent un régime défiant toute concurrence, comprenant des prestations convenables en contrepartie de cotisations relativement faibles. Il parait probable qu’un tel régime ne puisse pas rester stable par la suite. L’entreprise bénéficiaire d’un tel contrat pourrait d’ailleurs s’attendre à des hausses de cotisations pour compenser la qualité des garanties proposées.

Mais, dans un cas plus extrême, si aucune évolution du régime n’est prévue, c’est l’équilibre financier du contrat et, par extension, de l’organisme assureur qui pourrait être remis en cause. En effet, celui-ci ne pourrait pas tenir ses engagements à long terme si ses dépenses sont plus importantes que les cotisations reçues. En cas de faillite de la structure, l’entreprise serait alors contrainte de rechercher, dans les plus brefs délais, un nouvel organisme assureur avec qui conclure un contrat santé.

Il est donc important que l’entreprise prenne en compte le lien entre la qualité des prestations attendues et les tarifs applicables.

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