« Le financement des partis par les laboratoires est un fantasme grotesque »

D&E s’est intéressé aux laboratoires pharmaceutiques et à l’accusation de financement des partis politiques qui pèse sur eux. L’affaire Cahuzac a donné l’occasion de raviver cette idée répandue selon laquelle les laboratoires se livrent à des pratiques douteuses pour obtenir des normes favorables.

Après notre article sur le sujet, il était intéressant d’entendre le meilleur représentant et défenseur des laboratoires: Patrick Errard, président du LEEM, la fédération du médicament. Il a bien voulu répondre à nos questions.

Les laboratoires, grands financeurs de la protection sociale

Au passage, l’interview donnait aussi l’occasion d’interroger le président du LEEM sur la contribution de son industrie au rétablissement des comptes publics. Dans la pratique, l’industrie pharmaceutique fournit 1 milliard par an à l’effort de financement de la sécurité sociale en plus de sa contribution de droit commun.

On ignore trop souvent qu’en plus de ces mécanismes, l’industrie pharmaceutique a conclu avec l’Etat un accord fixant les prix des médicaments. Dans la pratique, cette industrie agit donc dans un marché très administré qui n’a rien à voir avec le gangstérisme officiel qu’imaginent certains.

Une fois de plus, la question de la santé et de l’impact économique de cette forme dégradée de protection sociale qu’est la sécurité sociale est posée, notamment sous le prisme de la qualité des soins. Les Français seraient-ils mieux soignés et pour moins cher dans une autre organisation de la protection sociale, plus responsabilisante et moins égalitariste (sans être égalitaire)?

Le débat reste ouvert.

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