France : Le salafisme… Bientôt considéré comme une secte ? suite et fin…

Pour lutter contre le salafisme,  M. Bernard CAZEAU, présentait Lundi 9 juillet, le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur l’évolution de la menace terroriste après la chute de l’État islamique. Voici la 4° partie de notre synthèse. Lisez aussi : 1ère partie, 2° partie, 3° partie et 4° partie.

Comme le reprend Majid Oukacha :

Les chiites considèrent donc que le pouvoir légitime revenait de droit au descendant direct du prophète, Ali, alors que les sunnites ont jugé préférable de suivre Abou Bakr, l’un de ses fidèles compagnons.

Bien sûr, les us et coutumes entre les deux courants sont bien différents, mais ils s’accordent sur deux choses : tous ne croient qu’en un Dieu unique et respectent cinq piliers communs de l’Islam. Et sur les deux assertions fondamentales suivantes : Il n’y a de Dieu que le Dieu Allah et Muhammad est Son prophète.

En dehors de cette double-assertion, tout autre élément qui concerne la religion islamique s’avére en effet être un potentiel sujet à dissension parmi les Hommes qui voient en le livre du Coran un message divin à leur attention.

Sunnisme, chiisme, soufisme, kharidjisme… Ces différents courants de pensée du Monde musulman sont eux-mêmes subdivisibles en une infinité de sous-branches religieuses au sein desquelles on trouve, entre autres le salafisme.

Les comportements peuvent-ils évoluer ?

Majid Oukacha nous invite à réfléchir à ces questions philosophiques et sociétales :

N’est-ce pas parce que les pouvoirs publics français ont autorisé la construction de milliers de mosquées partout sur notre territoire et l’installation d’imams venus du Monde musulman pour les diriger que les musulmans de France sont de plus en plus confrontés à des pressions politiques et communautaristes qui les ramènent irrémédiablement vers l’imitation du passé mahométan ?

Une France dans laquelle l’école publique consacrerait plusieurs heures par semaine à la critique scientifique et philosophique de toutes les religions aiderait-elle à offrir une véritable alternative spirituelle aux jeunes musulmans qui déifient l’autorité morale de leurs imams ?

Une France imaginaire qui n’aurait jamais accepté que soit construite la moindre mosquée officielle sur son sol aurait-elle permis petit à petit aux générations de musulmans qui s’y succèdent de s’éloigner de l’islam bigot respectabilisé par son enracinement dans l’architecture de la place publique ?

La nature ayant horreur du vide, le salafisme qui s’est développé en France n’a-t-il pas pris la place laissée libre par la laïcité, la liberté et la science ?

Pourrait-on un jour revenir en arrière sans sacrifier le fondement même de nos valeurs ?

Pour compléter ce dossier, je vous invite à lire le résumé du plan du Premier ministre sur la réponse au terrorisme.

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