Le Groupe Cincinnatus vient défier les étatistes et bureaucrates

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Le groupe Cincinnatus publie sa tribune fondatrice. Il regroupe des libéraux décidés à lutter contre l’étatisme et la bureaucratie. 

Après trente ans de bureaucratie administrative forcenée, de mesures répressives contre nos entrepreneurs et d’antilibéralisme énarchique comme mode de gouvernance, nous avons fait de nos citoyens des anecdotes et de nos territoires de simples décors. Ces derniers sont devenus pour nos responsables politiques des lieux théoriques auxquels ils nient toute valeur d’exemple ou d’expérimentation.

La nouvelle majorité au pouvoir a amplifié cette vision centralisatrice et jacobine, qui consiste à transformer nos citoyens, nos entrepreneurs, en simples spectateurs et à confier la décision politique à des haut fonctionnaires non élus et loin du terrain. Elle est condamnée à l’échec tant cette vision est néfaste à une vraie réforme de l’Etat, et fait fi de la diversité et de la force des Français.  La passion du commandement hors sol, déconnecté du terrain et des retours d’expérience, est une plaie française que le théâtre politique actuel, sur fond de décomposition, hypermédiatisation, hyper présidentialisation et narcissisme stérile, n’a fait qu’amplifier. Or la France est riche d’actions concrètes pilotées par des entrepreneurs, des élus locaux, des responsables associatifs.

La vraie force en gestation aujourd’hui, en France, en Europe, c’est une énergie essaimant de la base, en réaction face à notre société centralisée, verticalisée à l’extrême, une société de défiance (pour reprendre l’expression forgée par Pierre Cahuc) contrôlée par un Etat jacobin.

Face à cet Etat nounou incapable – mais qui continue à se mettre en scène dans une entreprise de communication orwellienne – nous devons réaffirmer des valeurs fortes de liberté, responsabilité et solidarité. Et forcer cet Etat à mieux assumer des fonctions régaliennes qu’il a désertées: contrôle de l’immigration, sécurité, justice. Pour le reste, il doit définir des minimums à assurer plus efficacement et s’y tenir. Car qui embrasse trop mal étreint comme le dit l’adage.

Face au vide du théâtre politique partisan, des egos boursouflés et des narcisses des temps modernes, des citoyens et élus locaux responsables, animés par le gout de faire, sont déjà à l’œuvre sur le terrain avec des solutions concrètes et portent le seul vrai programme de transformation économique et sociale crédible pour notre pays. Les programmes élaborés par les leaders actuels n’ont aucune chance d’être appliqués tant ils ne se soucient guère de leur acceptation et demeurent prisonniers de la verticalité enarchique. 

Le pouvoir actuel ne peut réussir car il n’entreprend pas la seule reforme essentielle, celle de l’Etat et de son fonctionnement (condition sine qua non pour modifier nos équilibres budgétaires et permettre par exemple un véritable choc fiscal pour relancer notre croissance et l’emploi). Alain Peyrefitte l’écrivait il y a quarante ans dans Le Mal français: «Ce ne sont pas les Français qui sont ingouvernables. C’est le réseau français d’autorité qui ne permet pas de les gouverner». Ce centralisme colbertiste a révélé son incapacité à faire confiance à l’action de ses agents sur le terrain, et moins encore, aux élus locaux.

Sans donner plus d’initiatives et de libertés à la société civile et aux élus locaux, il n’y aura point de France prospère. L’application du principe de subsidiarité ou la délégation de missions publiques à des entreprises et associations de l’économie sociale et solidaire devraient être le fer de lance de l’ajustement structurel de notre Etat Providence: sans ces deux révolutions, il n’y aura pas de baisse de la dépense publique, point de baisse de la fiscalité et des charges, ni redressement de notre compétitivité et de victoire durable sur le front de l’emploi.

Humiliée par les promesses trahies, les scandales retentissants, les bains de sang causés sur son sol par le terrorisme islamiste, la France a besoin de sortir de l’illusion permanente, du culte de la personnalité, pour refaire de la politique un outil du bien commun.

Auteurs: Anne Borriello, Francois Vigne, Sébastien Laye, Sébastien Véron, Jean Pierre Gorges, Jacques Condat, Florent Gauthier, Mathilde Iclanzan.

2 commentaires sur Le Groupe Cincinnatus vient défier les étatistes et bureaucrates

  1. « (…) les bains de sang causés sur son sol par le terrorisme islamiste »

    …liberté de culte

    …garantie par la constitution

    …le djihad est un des « cinq piliers de l’ islam », les quatre autres, « comme le met en exergue l’éditeur et coordinateur du ‘Dictionnaire du Coran’, Mohamed Ali Amir-Moezzi, étant d’origine manichéenne » [« Le Coran, c’est le contexte », dans: « Telquel », 306, 12.-18. I. 2008, 48-49, cité dans « Schlaglichter », Schiler Verlag, Berlin 2008, p. 177]. Le cinquième, le seul original, c’est ce djihad (p.ex 4:95) concocté sous al-Mamoûn & Cie càd après l’an 750, un « prophète » Mahomet n’ayant bien sûr jamais existé

    …mais enfin soit, puisque je djihad est un des 5 piliers, il fait partie intégrante de ce que les imbéciles de tout poil appellent une religion: « Sheikh Muhammad Abdullah Nasr (…) refuse de dénoncer IS/Daech comme non-islamique, disant ‘je ne puis (condamner l’Etat Islamique comme non-islamique). L’Etat Islamique est un sous-produit (byproduct) des programmes d’al-Azhar. Ainsi, al-Azhar peut-elle se dénoncer elle-même comme non-islamique? Al-Azhar dit qu’il doit y avoir un califat et que c’est une OBLIGATION pour le monde musulman (de l’établir). Al-Azhar enseigne la loi de l’apostasie et de tuer l’apostat. Al-Azhar est hostile envers les minorités religieuses, et enseigne des choses comme de ne pas construire des églises, etc. Al-Azhar maintient l’institution de la jizziya (extorsion de tributs des minorités religieuses). Al-Azhar enseigne de lapider les gens. Ainsi, al-Azhar peut-elle se dénoncer elle-même comme non-islamique?’… » [source: raymondibrahim.com/ 2015/11/18/al-azhar-and-isis-cause-and-effect/, les majuscules sont de moi]

    …que ces imbéciles de tout poil soient pour une fois, logiques avec eux-mêmes:

    – vu que la liberté de culte est inscrite dans la constitution
    – vu que pour tous les imbéciles du monde, l' »islam » est une religion
    – vu que comme dit auparavant, le djihad est une obligation

    il serait malséant d’emp^cher quiconque de pratiquer sa religion.

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