La Guyane dans une situation pré-révolutionnaire

Temps de lecture : 2 minutes

Cet article a été lu 2701 fois

Les medias métropolitains sous-estiment fortement la réalité de ce qui se passe en Guyane. Voici quelques documents videos qui permettent de mieux replacer la grève générale dans son contexte indépendantiste:

On aurait tort de sous-estimer le processus à l’oeuvre en Guyane. Le pays est en pleine prise de conscience identitaire. La question de la colonisation ne devrait pas tarder à y être posée.

Les 500 frères de Guyane contre la délinquance

Le mouvement est largement animé par le collectif des 500 frères contre la délinquance, présenté en février comme ceci, dans un article de Pierre Carpentier:

Le collectif 500 frères devant la préfecture lé 15/02/2017 © MARIE-CLAUDE THÉBIALe collectif 500 frères devant la préfecture lé 15/02/2017 © MARIE-CLAUDE THÉBIA

Publié le 16 février sur Guyane 1ére. Par Bertrand Villeneuve

« Nou bon ké sa »,un slogan répété à l’infini dans les rues de Cayenne. Une apparition subite et néanmoins pacifique hier à Cayenne des 500 frères. La plupart de ces hommes en imposent et le collectif a déjà recueilli l’assentiment d’une belle frange de la population. Le reste de la population va suivre, cela est inévitable.

L’objet des 500 frères est limpide : nettoyer la Guyane de toutes violences, vols et autres déviances qui rendent la vie quotidienne de plus en plus compliquée. Pour l’instant, ils n’entendent pas supplanter les forces légales mais au contraire faire avec elles, sauf absence de réponses et actions concrètes de la part de la préfecture.

Attention à la radicalisation

D’ailleurs, en fin de mobilisation ce 15 février, dans un défilé symbolique hier à la rue Ernest Prévot, qui traverse la Crique, les 500 frères vocalisant « nou bon ké sa »… ont montré aux bandits qu’ils n’avaient pas peur d’eux. Et là, justement, attention !
Dans le droit français, le peuple – même si le pouvoir lui appartient en démocratie – ne peut se substituer à l’autorité à moins de changer l’ordre en place cela  s’appelle la révolution. La Guyane est-elle prête à franchir le pas ? La question est directement posée !
Autre élément à retenir dans cette réflexion : défier les délinquants peut mener à leur radicalisation, autant dire une escalade dans la violence.

Attention donc aux remèdes pires que les maux.

Insécurité : 500 frères contre la délinquance. (You Tube). © You Tube.
print

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Lire les articles précédents :
Le taux de prélèvements obligatoires descend à 44,3% du PIB

L'INSEE vient de publier une note sur le déficit public. Le taux de prélèvements obligatoires est descendu, en 2016, à...

Fermer