Les industriels n’arrivent pas à tenir leurs prévisions d’investissements

En début d'année, les industries manufacturières prévoyaient une hausse de leur investissement en 2017. Cette anticipation s'avère juste, mais elle a été revue à la baisse au regard résultats publiés par l'INSEE. En 2018, les investissements devraient stagner.

Tout au long de l'année 2017, les chefs d'entreprise des industries manufacturières ont été optimistes quant à l'augmentation de leur investissement. Peut-être un peu trop, en attestent les publications de l'INSEE à ce sujet. Les prévisions ont été revues à la baisse le mois dernier. En 2018, les investissements devraient connaître une période creuse.

Les investissements industriels surévalués en 2017

Depuis 12 ans , l'industrie manufacturière n'arrive pas à tenir ses prévisions initiales. En effet, dans une parution de l'INSEE datant de février 2017, les chefs d'entreprises des industries anticipaient une augmentation de 5% de l'investissement pour l'année 2017. Puis en juillet 2017, cette prévision de hausse des investissements a augmenté pour frôler les 7%. Finalement en octobre dernier, les industriels se sont rétractés. Ils ont en effet abaissé leur estimation à 4%, soit trois points de moins en l'espace de trois mois. Cela correspond à la révision moyenne observée à cette période de l'année depuis 2005. 

2018 ou l'année creuse pour l'industrie manufacturière

L'année prochaine, les chefs d'entreprise prévoient que les dépenses d'investissement vont stagner par rapport à 2017. En effet, le tableau présent dans le document ci-dessous dévoile une évolution annuelle de l'investissement dans l'industrie manufacturière de 0% en 2018. Il baissera significativement dans l'industrie agro-alimentaire avec -13 points, alors que le secteur de la fabrication de biens d'équipements prévoit une diminution de ses investissements de 11 points, le tout par rapport au mois d'octobre 2017.

La prévision d’investissement des industriels pour 2018 pourrait être révisée au cours des prochains trimestres : en moyenne depuis 2004, la prévision que les entreprises émettent en octobre est inférieure de 3 points à celle émise en janvier de l’année suivante.

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