Japon : l’exercice de sécurité de l’entreprise consiste à s’asseoir à côté de trains lancés à 300 km/h

« Une expérience horrible ». L’inspection japonaise du travail a découvert que les salariés de l’entreprise ferroviaire JR-West recevaient tous une formation particulière qui consiste à s’asseoir tout près des rails où passent des trains à grande vitesse. Objectif : prendre conscience de la réalité du travail pour la sécurité de tous. 

Il existe des rites d’inclusion en entreprise qui sont plus sympathiques que d’autres. Au Japon, l’inspection du travail a découvert que l’entreprise ferroviaire West Japan Railway pratiquait un exercice de sécurité un peu particulier. Ce dernier consiste à faire s’asseoir les employés de maintenance tout près des rails où circule le Shinkanssen, le train à grande vitesse emblématique du Japon. Le tout, lancé à 300 km/h.

Ecrasé par la pression avec seulement un casque et des lunettes

Balayant toute contestation, l’entreprise explique que pour cet exercice mis en place depuis 2015 après un incident fait l’objet d’une grande attention, surtout au niveau de la sécurité. Surtout, il a pour but d’enseigner aux « équipes de maintenance l’importance de chacun des aspects de leur travail. »

Mais plusieurs salariés ont détaillé ce qu’ils considèrent comme « une expérience traumatisante. » Ils racontent un exercice où il est question de s’asseoir dans des espaces d’un mètre sur un mètre tout près des rails. Et lorsque que le train passe, ils sont « pressés de haut en bas par la pression.« 

C’était effrayant. Je me demande quel est le sens de cet entraînement.

Un salarié de JR-West

De son côté, l’entreprise a confié qu’elle ne mettrait pas fin à l’exercice. D’après l’inspection japonaise du travail, environ 190 salariés ont pris part à l’exercice. 

Au Japon, les conditions de travail des employés font débat. A Kobe, un fonctionnaire s’était vu amputer une demi-journée de salaire pour avoir quitté son poste quelques minutes. Il était simplement allé s’acheter un repas. 

D’après un rapport remis au Premier ministre Shinzo Abe, un salarié sur cinq présenterait des risques de mourir au travail du fait du surmenage. Un phénomène qui prend de l’ampleur depuis les années 2000 et qui porte le nom de « Karoshi », soit littéralement « mort par excès de travail ».

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