Pour Jean-Luc Mélenchon, ” la fonction de l’impôt n’est pas d’imposer, mais de redistribuer “

Certains parlent de cadeau fait aux riches, d'autres de véritable nouveauté dans l'économie française. En tous cas, l'adoption de la flat tax a été débattue ce jeudi, et elle n'a pas manqué de faire réagir. 

Inscrite dans le PLF 2018, la " flat tax " voulue par Emmanuel Macron doit être "une révolution fiscale". Et si tous nos députés ne semblent pas être au fait de ce qu'une imposition égale de 30% sur les capitaux représente, elle ne finit pas de faire parler. Les débats portant sur l'article 11 du PLF étaient plus que houleux ce jeudi à l'Assemblée Nationale. 

Pour Jean-Luc Mélenchon, la "flat tax", c'est non !

Le principe de cette taxe qui se décompose en un impôt de 12,8% et des prélèvements sociaux de 17,2%, est qu'elle s'appliquera à tous les revenus des capitaux mobiliers à partir du 1er janvier. Elle coûtera au finances publiques 1,3 milliards en 2018 et près de 2 milliards l'année suivante. Très controversée, elle doit permettre de simplifier la fiscalité du capital. Le gouvernement y voit un moyen d'inciter les épargnants à investir dans les entreprises. 

Seulement, l'opposition de gauche dénonce un cadeau fait aux plus riches. Jean-Luc Mélenchon n'a, par ailleurs, pas mâché ses mots lors du débat à l'Assemblée Nationale ce jeudi. Ainsi, pour le chef de file de la France Insoumise, " la question est de savoir si l'argent qui sera défiscalisé ira dans la production réelle ou non. La réponse est connue : c'est non ! " De son point de vue, " allouer la ressource de cette manière, c'est la verser dans un puits sans fond " car il n'y a aucun moyen de contrôler la circulation du capital. Ainsi, exonérez tous les plans d’épargne populaire, c’est comprendre que cette mesure " vise non pas l’argent économisé à la sueur de son front dans le travail mais celui qui vient du capital. " Jean-Luc Mélenchon propose donc une prise de conscience sur l'impôt, qui ne doit pas " imposer mais redistribuer". 

3 commentaires sur Pour Jean-Luc Mélenchon, ” la fonction de l’impôt n’est pas d’imposer, mais de redistribuer “

  1. Redistribuer les revenus ne me paraît pas un but légitime. C’est bien souvent une spoliation. Je ne demande pas à ce qu’on redistribue ma retraite mensuelle, je demande seulement qu’on m’en laisse profiter d’une partie sérieuse, car après tout je l’ai gagnée. Vouloir redistribuer les revenus c’est l’aveu que notre société n’a pas été capable et n’est pas capable d’assurer des conditions de vie décentes à ses citoyens par d’autres moyens, c’est donc acter l’échec voire l’inutilité de l’Etat en France. D’autant que même pour cette redistribution,l’Etat n’est pas efficient, il redistribue à ceux qui rentrent dans les cases des imprimés mais pas forcément à ceux qui ont vraiment besoin d’une aide, et on s’aperçoit que nombre de personnes ne demandent pas des prestations auxquelles elles ont droit, par ignorance et à cause de la complexité décourageante du système.

  2. Dans le programme de Mélenchon il y avait tout pour faire advenir une société plus douce et juste, moi je n’ai rien oublié de ce que j’ai lu. La possibilité de révoquer les élus, l’impot universel, la règle verte, même l’alliance Bolivarienne tant décriée à tord parce qu’elle aurait tellement bénéficié à la Guyane (là où Macron n’est pas le père Nöel), tout ça aurait marché. Au lieu de ça on se retrouve avec des menteurs et des escrocs qui nous arnaquent en nous faisant croire que c’est nous le problème.

  3. Jean Luc Mélenchon a raison sur un point : les services publics doivent être payants ou financés par des redevances contributives (retraites complémentaires)…parfois on peut utiliser des taxes comme la TVA pour financer intelligemment des services publics qui concourrent à la production (retraite de base, protection des usines, inspection du travail…). Tout consommateur de service doit le payer indépendamment de sa propre situation ou fortune. Ainsi l’impôt doit en effet être exclusivement redistribué pour que chacun puisse s’acheter les services de base permettant de survivre (nourriture non préparée, logement social, assurance-santé, éducation-formation, protection physique et juridique). Là où Jean-Luc Mélenchon se trompe c’est lorsqu’il croit qu’on peut redistribuer avec un impôt positif progressif. Non, c’est mathématiquement impossible : un tel impôt rapporte trop peu. Le seul impôt susceptible de redistribuer suffisamment, c’est à dire un revenu qui ne peut être qu’universel pour ne léser personne, c’est une grande CSG. Donc oui à la flat tax mais pas 30% plutôt entre 45 et 50%…avec en contrepartie l’équivalent d’un RSA socle en cash distribué à chaque adulte et 200 ou 300 euros par enfant, un chèque scolaire pour choisir gratuitement entre public et privé, une allocation santé pour choisir entre CNAM et mutuelle…Ainsi si on touche 2700 euros par mois de revenus uniquement financiers on sera taxé à 50% mais on touchera 550 euros de revenu universel ce qui revient à être taxé à 30%…par contre en dessous l’effet de l’impôt est moindre jusu’à s’annuler au voisinage du SMIC et au dessus on paye plus en net de revenu universel et c’est normal.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Lire les articles précédents :
Pour Jean-Luc Mélenchon, ” François 1er aurait combattu l’auto-entreprise “

Principal sujet de débat pour les députés ce jeudi 19 octobre, les articles 10 à 15 du PLF 2018, avec...

Fermer