La droite évoque une procédure de destitution à l’encontre d’Emmanuel Macron

[EXCLU Décider & Entreprendre] – L’UPR avait lancé un appel à la destitution du Président de la République. Initiative qui avait peu de chances d’aboutir. Seulement, un premier député s’est joint au combat et Christian Jacob, président du groupe Les Républicains étudierait le dossier.

C’est une nouvelle étape qui est franchie et qui montre le peu de confiance recueillit par la politique menée par Emmanuel Macron. Mieux, c’est parfois sa personne qui est directement attaquée. 

Le 23 novembre dernier, François Asselineau (UPR) invitait les Gilets Jaunes à « aller chercher Macron » mais aussi à pourvoir une procédure de destitution à l’encontre du Président de la République pour « manquements à ses devoirs ». Son appel a été entendu par Franck Marlin, député LR de l’Essonne.

Une véritable cacophonie gouvernementale

Dans son courrier adressé à François Asselinau, Franck Marlin explique avoir « saisi le président du groupe Les Républicains Christian Jacob pour l’informer de sa démarche d’engager la procédure de résolution de destitution. Et également, qu’il m’accompagne auprès de ses collègues. »

Le député de l’Essonne assure avoir rejoint le mouvement après avoir constaté que « la liste des motifs susceptibles de caractériser un manquement au devoir du Président de la République s’allonge chaque jour. »

Hier encore, à l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen en 2nde lecture de la PLF 2019, le Premier Ministre, sur ordre, a orchestré une véritable cacophonie gouvernementale ayant pour but de désorganiser les débats parlementaires. Mission accomplie. »

Franck Marlin, député Les Républicains de l’Essonne

L’article 68 de la Constitution

La procédure de résolution de destitution, introduite en 2007 pour compenser l’immunité dont dispose le chef le Président de la République, n’a encore jamais été utilisée. Le constitutionnaliste Didier Maus expliquait dans Libération que pour qu’une telle procédure aboutisse, il faudrait que « le président bloque le fonctionnement des institutions, soit que son comportement personnel soit indigne de sa fonction ».

 

Deuxième difficulté soulevée, à raison, par Franck Marlin, il faut que 58 députés se mobilisent pour qu’une telle procédure soit engagée, ainsi qu’une trentaine de sénateurs. Or La République En Marche est largement majoritaire à l’Assemblée Nationale, et il suffit que l’une des institutions ne bloque le processus pour que celui-ci capote.

« Il n’est pas question ici de juger la politique menée par un Président mais d’apprécier son rôle comme gardien de la Constitution » détaille Didier Maus. François Asselineau lui-même assurait n’avoir que peu d’espoir quant au devenir d’une telle procédure. Cependant, il espère que cet acte ait une valeur toute symbolique. « Pour la première fois dans l’histoire, un président de la République en exercice aura vu des députés mettre en oeuvre cette disposition.« 

Reste donc à convaincre encore 57 députés et 35 sénateurs. 

10 commentaires sur La droite évoque une procédure de destitution à l’encontre d’Emmanuel Macron

  1. à tout le moins, on pourrait parler d’un certain équilibre: la gauche américaine cherche « to impeach » Trump, la droite française voudrait réserver le même sort à Macron. Le sparis sont ouverts.

    • Ce qui n’a strictement aucun rapport, le président Trump n’ayant à aucun moment trahi la Constitution américaine. Là on parle de manquements graves dans l’exercice de la fonction présidentielle par Macron. Lisez donc le dossier de 22 pages qu’a eu entre les mains le député Marlin.

  2. En tout cas, cela ferait une très mauvaise publicité à Jupiter, surtout vis à vis des allemands qui verraient là, un signal de ne plus « l’écouter ». Et pourraient l’appeler « Macron le faux réformateur ». Faux parce « Bien mal acquis, ne profite jamais », surtout concernant son « élection par Justice interposée ».

  3. L’élection de ce président pose deux problèmes majeurs pour notre bien-aimée République.
    D’une part, elle démontre qu’un groupe d’intérêts, certes très puissant impliquant entre autres des banques d’affaires privées, est capable de s’emparer du pouvoir en utilisant nos institutions, notre justice, et de s’y maintenir et utilisant les forces de l’ordre, tout celà aux frais du peuple et en agitant le drapeau rouge du FN.
    D’autre part, elle met en évidence que nous ne sommes plus en démocratie, que la sécession des élites, puis la sécession du peuple qui a suivi avec le mouvement des GJ, a conduit notre société dans une impasse irréversible dont on ne connaît pas encore l’issue précise mais dont on présume qu’elle ne pourra que remettre très profondément à plat son organisation, sa gouvernance. Les ‘intouchables d’État’ ont vécu, les heures de cette oligarchie coupable de démission voire de trahison sont comptées, le Peuple français, d’une manière ou d’une autre, reprendra le pouvoir dans un nouveau cycle.

  4. Vous dites que la procédure de destitution n’a encore jamais été utilisée ? soyez précis ! elle a été lancée à l’encontre de François hollande fin 2016, mais n’a pas abouti en raison du calendrier. En effet, on allait bientôt entrer en précampagne électorale du nouveau président de la république.

  5. Le problème est que Mr François Asselineau a un ego surdimensionné , qui ne supporte pas le débat contradictoire ; en plus , il se revendique explicitement franc-maçon . Bref , laissez-le pérorer .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Lire les articles précédents :
Barémisation des prud’hommes : après les critiques, le conseil de Troyes répond au ministère du Travail

Le conseil de prud'hommes de Troyes avait rendues plusieurs décisions dans lesquelles les ordonnances travail, qui fixent les indemnités maximales...

Fermer