La prochaine attaque terroriste pourrait être nucléaire

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La Gazette de l’Assurance l’avait anticipé (cf article du 19 octobre 2015). Les terroristes pourraient passer un nouveau cap dans l’horreur en utilisant les armes « NBC » (nucléaires, bactériologiques, ou chimiques comme le gaz sarin). Ce sujet s’invite donc logiquement en ce 1er avril (sic) au sommet de Washington sur la sûreté nucléaire.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’exclut plus cette menace nucléaire et pour cause. La cellule terroriste, installée en Belgique, qui a fait la une des médias, détenait une vidéo de l’intérieur de la centrale de Mol (près d’Anvers). CNN avait déjà suspecté Daech de cyberattaques dans ce domaine. L’attaque peut-être via un drone, via une cyberattaque ou via la fabrication d’une bombe sale. Pour cela, il suffit d’une bombe classique mélangée à des matériaux radioactifs (iridium volé en Irak, uranium ou plutonium disponible depuis l’explosion de l’URSS, notamment en Transnistrie). Les techniques de miniaturisation du nucléaire sont bien connues des spécialistes du LENR (Low Energy Nuclear Reaction), dont les scientifiques, rejetés par leurs communautés, sont prêts à travailler pour quelques dizaines de milliers d’euros.

Le risque nucléaire s’accroît

Jusqu’à présent, la crainte nucléaire était militaire (guerre froide) ou civile (Three Miles Island, Tchernobyl, Fukushima). Le danger militaire n’est pas écarté au vu des tensions réitérées : Pakistan/Inde, Otan/Russie avec l’installation d’une brigade blindée en Europe de l’est, développement du nucléaire en Israël, Corée du Nord/USA-Corée du sud, Turquie/Zones kurdes.

Le danger du nucléaire civil n’est pas absent. Il suffit de penser qu’à Fukushima la jauge de niveau d’eau était erronée pour une raison auparavant identifiée à Three Miles Island*. En France, le parc de centrales n’est plus renouvelé.

Les Etats sont-ils préparés?

L’anéantissement de la filière, qui a causé les attentats de Paris, n’est pas la fin du terrorisme. Une nouvelle filière est en cours de démantèlement, mais telle l’hydre de Lerne**, il faudrait couper toutes les têtes en même temps. Surtout, les attentats parcourent la ceinture de feu islamique et l’Occident. Les pays musulmans sont touchés (Tunisie, Lybie, Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Egypte, Yemen, Syrie, Irak, Afghanistan, Pakistan, Turquie, …) mais aussi l’Europe (France, Royaume Uni, Belgique, et potentiellement l’Allemagne). Le New-York Times se demande si l’Europe est sûre, oubliant les attentats de New-York et de Boston.

Le terrorisme est assuré en France suivant des mécanismes spécifiques (pools Gareat, FGTI***), et la guerre (terme utilisé par le Premier ministre) est en dernier ressort de la responsabilité de l’Etat. Mais l’Etat est-il en capacité d’ « assurer » ?

*Quand le réacteur surchauffe, l’eau servant de niveau s’évapore. La jauge indique par comparaison que le niveau d’eau dans la cuve est important alors que c’est le niveau d’eau de référence qui ne l’est plus. Quand les ingénieurs ont compris -trop tard- que la pression était explosive, ils ont dû relâcher sur la population et leur propre famille les gaz mortels du réacteur.

** Λερναία Ὕδρα dans la mythologie grecque, dont les têtes multiples se dédoublaient quand elles étaient tranchées, avant d’être tuée par Héraclès dans ses douze travaux.

*** Gestion de l’Assurance et de la Réassurance des risques d’Attentats et d’actes de Terrorisme et Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions.

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2 commentaires sur La prochaine attaque terroriste pourrait être nucléaire

  1. L’assertion sur les spécialistes LENR est totalement absurde, ça n’a absolument rien à voir avec le nucléaire polluant et dangereux, les réactions LENR ne dégagent aucune radiation.

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