La Sécurité Sociale rembourse…un pain brioché

La Sécurité Sociale rembourse un pain brioché vendu en pharmacie et conçu pour maintenir la masse musculaire des séniors et des patients ayant de forts besoins en protéines. 

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Il ressemble à n’importe quel pain déjà présent sur le marché, avec une forme arrondie et un goût vanillé. Pourtant, le pain « G-Nutrition » n’est pas n’importe quelle brioche. Mieux, il est maintenant, par arrêté ministériel, remboursé à 60% par la Sécurité Sociale. Sorcellerie ?

Pas vraiment puisque ce pain développé par le laboratoire Cérélab possède des propriétés très intéressantes. 

Patients dénutris ou souffrant de fonte musculaire

D’un point de vue strictement technique, il est classé dans la catégorie dans des complément nutritionnels oraux. Il dispose d’un fort apport en calorie mais aussi en protéine. On en compte 20,6g pour 100g. Il contient aussi plusieurs vitamines comme la B12, B6 et B9 mais aussi du calcium et du sélénium.

Et pourtant, il ne sera pas destiné aux enfants ni en vente dans le commerce. En effet, ce pain est plutôt destiné voire même prescrit aux séniors et aux patients souffrants de dénutrition voire de fonte musculaire. A lui tout seul, il couvre 17 % des apports journaliers recommandés en fibres (5,1 g). Il est recommandé de consommer 1 à 2 pains par jour en l’intégrant dans une alimentation équilibrée. 1 pain de 65 g contient 13,4 g de protéines, ce qui représente 195 Kcal.

Il aura fallu dix ans pour concevoir ce nouvel alicament conçu dans le Doubs. Dès 2007, ce projet avait par ailleurs reçu la labellisation du pôle de compétitivité Vitagora.

Depuis 2015, ce pain miracle est disponible dans les EHPAD mais aussi dans le commerce en ligne. A partir d’octobre 2018, il sera aussi disponible en pharmacie à 12,48€ la boîte de 12 pains. Le prix serra aussi en partie pris en charge par la Sécurité Sociale.

Ce pain rejoint la longue liste des « aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales » qui reçoivent une prise en charge. Selon le Code de la santé publique, il s’agit des aliments réservés aux « patients dont les capacités d’absorption, de digestion, d’assimilation, de métabolisation ou d’excrétion des aliments ordinaires ou de certains de leurs ingrédients ou métabolites sont diminuées, limitées ou perturbées ». 

Mais il ne s’agit donc pas du seul aliment concerné par une remboursement de la part de la Sécurité Sociale. 

Comme l’indique FranceTVdes biscuits hyperprotéinés, mis au point au CHU de Nice et vendus en pharmacie, sont remboursés à 60%. Par ailleurs, la Sécurité sociale rembourse à 60% les aliments diététiques sans gluten, « pour les patients atteints d’une maladie cœliaque confirmée par biopsie digestive », précise le site de l’Assurance maladie.

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